Photo d'archives Charlie Triballeau
Des manifestations de "gilets jaunes, en fronde depuis dix mois contre la politique sociale et fiscale du gouvernement français, ont été marquées samedi par des incidents à Amiens (nord), Besançon (est) et Toulouse (sud), conduisant à des interpellations.
A Amiens, la police a été la cible de jets de bâtons et de pierre et a répliqué avec des gaz lacrymogènes. Le cortège, de "450 personnes dont 30 Black Blocs", selon la préfecture, s'était élancé sur l'itinéraire autorisé autour du centre-ville avec comme mot d'ordre d'"aller chercher" le président Emmanuel Macron, qui a grandi dans cette ville.
Certains Blacks Blocs s'en sont également pris à un McDonald's, au bout du parcours. D'après la préfecture, 9 interpellations ont eu lieu. Deux membres des forces de l'ordre ont été blessés "par des jets de pavés".
A Besançon, cinq personnes ont été interpellées en marge d'une manifestation ayant réuni 500 personnes et où "un noyau dur d'une centaines de +gilets jaunes+" s'en est pris "à coups de barre de fer" à un échafaudage installé sur la façade de la préfecture.
Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Environ "50 à 60" personnes ont ensuite tenté d'investir la gare de Besançon, qui avait été fermée, mais ont pu être stoppés "sans heurts" par les forces de l'ordre.
A Toulouse, l'un des bastions du mouvements, plusieurs centaines de manifestants ont défilé dans le centre-ville. La tension est brièvement montée quand des policiers ont chargé la foule avant de faire usage de gaz lacrymogènes.
Trois policiers ont été légèrement blessés, selon un bilan provisoire. La préfecture a recensé une interpellation pour "outrage", mais pas de dégradations.


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