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Liban - Réfugiés

Abousleiman prêt à « accorder des permis de travail aux Syriens qui réunissent les conditions »

Le ministre du Travail, Camille Abousleiman, en réunion avec une délégation de soutien aux réfugiés syriens. Photo ANI

Le ministre du Travail, Camille Abousleiman, s’est dit hier prêt à octroyer des permis de travail aux Syriens, selon certains critères.

« Je suis en faveur du retour chez eux des déplacés syriens le plus rapidement possible, sur base d’un mécanisme qui assure leur sécurité », a affirmé le ministre qui recevait une délégation de l’initiative des « défenseurs des droits des réfugiés ». Il a toutefois précisé que le gouvernement syrien « n’a lancé aucune initiative » pour de tels rapatriements, mais « invente des prétextes pour tenter de normaliser ses relations avec l’État libanais ». M. Abousleiman a insisté sur la nécessité de « préserver la dignité » des réfugiés syriens et de leur accorder « leurs droits humanitaires élémentaires », notamment en mettant un terme au travail des enfants. « Je suis entièrement prêt à octroyer des permis de travail aux Syriens qui réunissent les conditions requises », a-t-il ajouté, sans donner de détails sur lesdites « conditions ». Et ce « loin de tout favoritisme et toute discrétion », a-t-il précisé à L’Orient-Le Jour. Et d’ajouter que son objectif est « de réguler la main-d’œuvre » et non pas de « mettre un terme au travail et aux ressources » disponibles.

Le ministre du Travail a par ailleurs souligné que le nombre élevé de naissances non enregistrées d’enfants syriens au Liban est un problème « grave ». « Le phénomène des naissances non enregistrées a des conséquences négatives aussi bien pour les Libanais que les Syriens », a-t-il observé, annonçant sa volonté de « coopérer avec le ministère de l’Intérieur et la Sûreté générale » sur ce dossier.

Les membres de la délégation ont pour leur part rappelé les conditions précaires dans lesquelles vivent la plupart des réfugiés syriens et invité le Liban à appliquer les conventions internationales en matière de droit humanitaire. Ils ont réclamé l’intervention préalable du ministère du Travail avant toute fermeture d’établissement ou tout licenciement de travailleurs syriens.

Le ministre Abousleiman avait lancé en juin un plan de lutte contre l’emploi illégal des étrangers et avait demandé aux entreprises qui emploient des travailleurs étrangers de régulariser leur situation et d’obtenir les permis de travail nécessaires. Après l’expiration de ce délai, fin juillet, le ministère a procédé à des inspections, fermé des établissements en infraction et lancé une série d’avertissements.

Le Liban, qui compte quatre millions d’habitants, dit accueillir plus de 1,5 million de Syriens, dont un million inscrits comme réfugiés auprès de l’ONU.

Le ministre du Travail, Camille Abousleiman, s’est dit hier prêt à octroyer des permis de travail aux Syriens, selon certains critères. « Je suis en faveur du retour chez eux des déplacés syriens le plus rapidement possible, sur base d’un mécanisme qui assure leur sécurité », a affirmé le ministre qui recevait une délégation de l’initiative des « défenseurs des droits des réfugiés ». Il a toutefois précisé que le gouvernement syrien « n’a lancé aucune initiative » pour de tels rapatriements, mais « invente des prétextes pour tenter de normaliser ses relations avec l’État libanais ». M. Abousleiman a insisté sur la nécessité de « préserver la dignité » des réfugiés syriens et de leur accorder « leurs droits humanitaires...
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