La princesse Astrid de Belgique a entamé hier une visite officielle au Liban en sa qualité d’envoyée spéciale de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, afin de sensibiliser les autorités libanaises sur l’importance d’adhérer à cette structure internationale. Elle sera reçue aujourd’hui par le président Michel Aoun, afin de promouvoir les objectifs humanitaires de la Convention, aussi connue sous le nom de la Convention d’Ottawa, indique un communiqué de la Délégation de l’Union européenne à Beyrouth.
La princesse Astrid doit également s’entretenir avec le ministre de la Défense Élias Bou Saab, selon le texte, qui rappelle qu’actuellement, plus de 80 % des États du monde ont adhéré à la Convention qui interdit l’utilisation, le stockage, la production et le transfert de mines antipersonnel. Le texte ordonne également leur destruction et demande à ses adhérents de fournir une assistance aux survivants des mines.
Commentant la visite de Son Altesse royale à Beyrouth, l’ambassadeur de Belgique, Hubert Cooreman, a souligné que « les États parties à la Convention ont reconnu la nécessité de promouvoir cet instrument si historique au plus haut niveau, dans la mesure où ses 164 adhérents s’entendent sur le fait que ces armes n’ont pas une utilité concevable qui prévaut et justifie à long terme leurs effets très dévastateurs et coûteux au niveau humanitaire et social ». Il a rappelé que son pays, fort de cette conviction, a voté une loi en 1995 interdisant ces engins.
Selon le communiqué de la Délégation de l’UE, la visite de la princesse Astrid fait suite à une décision du Conseil de l’Union européenne visant à soutenir les efforts ambitionnant à mettre en œuvre la Convention et à promouvoir ses dispositions auprès des États qui n’y ont pas encore adhéré, dont le Liban. Pour l’ambassadeur de l’UE à Beyrouth Ralph Tarraf, « la Convention est un exemple de ce que représente l’Union européenne : un ordre international fondé sur des règles, ancré dans le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire ». « De concert avec nos partenaires du monde entier, nous exhortons tous les pays qui ne l’ont pas encore fait, y compris la République libanaise, à adhérer à la Convention le plus rapidement possible », a-t-il indiqué.
Outre le représentant belge au Liban, l’ambassadrice de Norvège au Liban Leni Stenseth accompagnera la princesse Astrid lors de sa visite à Baabda. C’est en Norvège, qui préside la Convention, que les États parties se réuniront du 25 au 29 novembre pour examiner les prochaines étapes de la mise en œuvre du traité. Le Liban a été invité à y participer en tant qu’observateur.
La Délégation de l’UE rappelle dans son communiqué que la Belgique, l’Union européenne et la Norvège sont des donateurs de longue date dans la lutte antimines. Ils soutiennent le déminage et l’éducation aux risques de mines, l’assistance aux victimes, la destruction des stocks, la recherche et le développement en matière de détection et de déminage, et dirigent en permanence des efforts de promotion de la Convention et de ses normes à travers le monde.


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