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Liban - Voyage

Une Normande à la découverte du Liban

Grâce à l’initiative « Normands autour du monde », la jeune Élisa Grimoin a pu se débarrasser de ses idées reçues en visitant Beyrouth.

L’itinéraire de la jeune Française qui participe au projet « Normands autour du monde ».

Top à bretelles et short coloré, Élisa, une diplômée en neurosciences de 26 ans, arrive guillerette devant l’impressionnante mosquée Mohammad el-Amine, dans le centre-ville de Beyrouth. Cette Française originaire d’Elbeuf, ville du nord-ouest de la France, a pu découvrir quelques grandes villes d’Afrique et du Moyen-Orient à travers sa participation au projet « Normands autour du monde », né de l’initiative de l’association « Normandie attractivité ». L’objectif de ce projet est de donner à cinq jeunes la possibilité de découvrir une région du monde, tout en promouvant la Normandie et en rencontrant ses expatriés.

Pour la deuxième année consécutive, l’association et ses partenaires – dont les médias France 2 et Paris Normandie – financent le voyage de ces jeunes, triés sur le volet. Ils sont sélectionnés sur base de leur motivation et de leur maîtrise des logiciels de montage. En effet, chaque jour, ils alimentent un blog de leurs photos, commentaires et portraits d’expatriés normands. Hebdomadairement, ils confectionnent une vidéo à destination des écoles, collèges et lycées. « C’est beaucoup de travail et un rythme soutenu », avoue Élisa. En vingt jours, elle a visité cinq villes : Casablanca, Abidjan, Le Caire, Doha et la dernière, non négligeable, Beyrouth.


Le Liban vu par une Française

Le Moyen-Orient intriguait la jeune femme. Elle raconte avoir été attirée par « la féerie de l’Orient, les couleurs, les senteurs, les saveurs et aussi, bien sûr, l’accueil chaleureux du Sud ». Elle avoue savoir peu de choses du Liban, mais souligne « sa bonne réputation », due notamment au « mélange du charme de l’Orient avec une facilité de l’Occident ». Elle ajoute, en comparant avec ses précédentes étapes, que « la culture entre la France et le Liban est plus proche que les autres pays que j’ai pu visiter ».

Si l’on cherche bien, le lion normand et le cèdre ont plus en commun que ce que l’on pourrait imaginer. L’histoire tout d’abord, glorieuse ou non, les lie. Les croisés se sont rendus à maintes fois dans la région du Levant, y érigeant leurs forteresses. De nombreux Normands faisaient partie des expéditions, comme la puissante dynastie des Hauteville par exemple. La table ensuite, chaque pays a ses spécialités, mais tous les deux ont bonne réputation dans ce domaine : la Normandie pour son camembert et son calvados et le Liban pour sa labné et son arak. Enfin, leurs monuments, plus particulièrement religieux, tels que la célèbre cathédrale de Rouen, et les ravissantes cathédrales Saint-Jean-Marc à Byblos et Saint-Georges de Beyrouth.

Au gré de ses promenades dans les rues de la capitale, les premières impressions d’Élisa sont assez élogieuses. « J’ai senti que les Libanais étaient accessibles, curieux et chaleureux. J’ai pu discuter avec une jeune Libanaise à la terrasse d’un café et créer facilement le contact. Ce n’est pas évident partout. Ce que j’ai ressenti, c’est subjectif, mais c’est une impression de plus grande liberté, une vie plus étudiante, plus jeune. Ici, la vie en communauté semble vraiment importante, les gens “vivent” dehors et se parlent. C’est une qualité importante. »

La condition des femmes semble également lui tenir beaucoup à cœur. Bien que son passage soit furtif – deux jours – dans la capitale, elle se dit agréablement surprise de la liberté des femmes au Liban, notamment concernant leurs tenues vestimentaires. « En partant de France, j’avais prévu des shorts. En fait, en arrivant au Maroc, je me suis rendu compte que ce n’était pas le bon choix, raconte-t-elle. En Côte d’Ivoire, c’était la transformation totale : les femmes portent des vêtements très colorés, ne se cachent pas du tout. » Puis en évoquant le Liban, elle ajoute, le sourire aux lèvres : « Ici, je me sens beaucoup plus à l’aise, même si des fois je sens les regards sur moi. » « Je pars beaucoup seule, et pour une femme seule, l’Afrique et le Moyen-Orient ça peut faire peur. Mais ce voyage a vraiment bousculé les idées reçues que j’avais ! » explique-t-elle.

Une passion pour sa région

À travers ses voyages, la jeune femme affirme vouloir faire « rayonner la Normandie ». « On ne connaît pas toujours la Normandie à l’étranger », concède-t-elle. « C’est une très belle région, où l’on trouve la mer, la campagne, la Suisse normande – une partie de la Normandie vallonnée – où l’on produit du très bon fromage, où les gens sont accueillants et où il y a surtout beaucoup d’histoire, les plages du débarquement en sont un exemple », raconte-t-elle.

Elle relève l’appartenance générale des Français à leur région, et ajoute : « Ce que je fais, je ne le fais pas pour faire semblant, j’y crois vraiment. L’attachement à la culture, pour moi, est quelque chose de fort. Lorsque l’on voyage et que quelqu’un demande d’où l’on vient, inévitablement on incarne la région ou le pays que l’on habite, c’est profond. » On ne sent pas une once d’hésitation dans la voix d’Élisa, lorsqu’elle affirme : « Si je suis là aujourd’hui, c’est que je suis persuadée que ma région est extraordinaire. J’ai beaucoup voyagé dans ma vie, et même avec la possibilité de travailler à l’étranger, j’ai choisi d’y rester. » Très attachée à son chez-elle, elle ne cache pas néanmoins son envie de revenir au Liban pour un séjour un peu plus prolongé.

Top à bretelles et short coloré, Élisa, une diplômée en neurosciences de 26 ans, arrive guillerette devant l’impressionnante mosquée Mohammad el-Amine, dans le centre-ville de Beyrouth. Cette Française originaire d’Elbeuf, ville du nord-ouest de la France, a pu découvrir quelques grandes villes d’Afrique et du Moyen-Orient à travers sa participation au projet « Normands autour du monde », né de l’initiative de l’association « Normandie attractivité ». L’objectif de ce projet est de donner à cinq jeunes la possibilité de découvrir une région du monde, tout en promouvant la Normandie et en rencontrant ses expatriés.Pour la deuxième année consécutive, l’association et ses partenaires – dont les médias France 2 et Paris Normandie – financent le voyage de ces jeunes, triés sur le...
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