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Dernières Infos - Liban

Crise économique : le pessimisme ambiant est injustifié, affirme Bou Faour

Le ministre libanais de l'Industrie, Waël Bou Faour. Photo d'archives Dalati Nohra

Le ministre libanais de l'Industrie, Waël Bou Faour, a affirmé mercredi que le pessimisme ambiant que vit le pays depuis plusieurs semaines est "injustifié", alors que les Libanais craignent notamment une pénurie de dollars. 

"Le pessimisme que nous vivons aujourd'hui est injustifié et la dernière chose dont nous avons besoin, c'est que nous nous méfions les uns des autres", a souligné M. Bou Faour lors d'une conférence sur l'industrie alimentaire. "Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est du plus haut niveau d'unité nationale", a-t-il déclaré.

Dimanche, des centaines de Libanais, excédés par les difficultés économiques et l’inanité des politiques gouvernementales, avaient manifesté sur l'ensemble du territoire. La plupart des manifestants exprimaient des revendications à caractère social, mais certains n'ont pas hésité à réclamer "la chute du régime". Le mouvement de contestation avait été marqué par une série de débordements. Les milieux proche du président de la République, Michel Aoun, affirment que ces manifestations sont le résultat d'une campagne orchestrée visant à mettre en échec le mandat du chef de l’État.

En ce qui concerne le budget de l’État pour l'exercice 2020, actuellement à l'étude en Conseil des ministres, Waël Bou Faour a affirmé que "les discussions avancent". "Il n'y a pas de barrages politiques au sein du gouvernement", concernant la loi de finances, a-t-il ajouté. Et d'annoncer que les ministres "approuveront dans les prochains jours la structure générale du budget". 

Il a encore fait savoir que la commission ministérielle chargée de l'étude des réformes économiques et financières était "d'accord pour ne pas accepter de mesures portant atteinte aux citoyens, sans accepter de mesures qui touchent les responsables politiques". "La classe politique doit faire des sacrifices avant d'en demander aux citoyens", a-t-il lancé. 

Le budget 2020, qui est actuellement à l'étude par le gouvernement, est attendu aussi bien par les donateurs de la conférence de Paris (CEDRE) que par les agences de notation financière. L’objectif prioritaire des dirigeants libanais dans le budget 2020 est d’accélérer le processus de réformes afin de réduire le déficit. L’avant-projet du budget de 2020 table sur un déficit public de 4,37 milliards de dollars (6.590,1 milliards de livres libanaises), en prenant en considération les transferts du Trésor public à Électricité du Liban. La part du déficit par rapport au PIB serait alors de 7,38 %, en se basant sur une prévision de croissance de 1,2 % et une inflation à 2,8 %. Un ratio légèrement inférieur à celui prévu dans le budget de 2019 (voté le 19 juillet dernier) fixé à 7,59 %, mais qui devrait plutôt osciller entre 9 et 10 % pour l’année en cours, selon les principales agences de notation.

Peu après, le ministre Bou Faour a été reçu par le président Michel Aoun, à qui il a présenté les résultats des inspections préliminaires organisées par l'Association des industriels dans le secteur. 

"De nombreuses mesures ont été prises par le gouvernement, comme le fait d'accorder la priorité aux productions libanaises", a souligné le ministre, à l'issue de la réunion avec le chef de l'Etat. Il a annoncé que 3.850 emplois étaient disponibles pour les Libanais dans le secteur industriel. 

Le chef de l'Etat lui a de son côté assuré qu'il ne "laisserait pas souffrir l'industrie libanaise", affirmant qu'il "apporterait toute l'aide nécessaire" à ce secteur.

Le ministre libanais de l'Industrie, Waël Bou Faour, a affirmé mercredi que le pessimisme ambiant que vit le pays depuis plusieurs semaines est "injustifié", alors que les Libanais craignent notamment une pénurie de dollars. "Le pessimisme que nous vivons aujourd'hui est injustifié et la dernière chose dont nous avons besoin, c'est que nous nous méfions les uns des autres", a souligné M. Bou Faour lors d'une conférence sur l'industrie alimentaire. "Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est du plus haut niveau d'unité nationale", a-t-il déclaré.Dimanche, des centaines de Libanais, excédés par les difficultés économiques et l’inanité des politiques gouvernementales, avaient manifesté sur l'ensemble du territoire. La plupart des manifestants exprimaient des revendications à caractère social, mais...