Rechercher
Rechercher

Liban

Hariri réagit indirectement à l’article du « NYT » : Je ne démissionnerai pas, en dépit des campagnes...

Dans un article publié lundi, le quotidien américain exhume l’affaire du paiement en 2013, par le leader du Futur, de 16 millions USD de cadeaux à une jeune mannequin sud-africaine.

Saad Hariri et Raya el-Hassan durant la réunion de la commission technique pour la coordination des services essentiels dans les mohafazats. Photo ANI

Le Premier ministre Saad Hariri a assuré hier qu’il restera en poste « malgré les campagnes » lancées contre lui, au lendemain de la parution d’un article du New York Times exhumant une affaire vieille de six ans qui le met en cause, alors que le Liban traverse une crise économique et financière grave. « Quelles que soient les campagnes lancées contre moi, malgré tout ce qu’ils peuvent dire, écrire ou faire, je continuerai à travailler et je ne m’arrêterai pas », a déclaré dans la journée le chef du gouvernement, qui présidait une réunion de la commission technique pour la coordination des services essentiels dans les mohafazats. « Il est vrai que nous sommes dans une situation économique difficile. De ce fait, nous devons prendre des mesures audacieuses, et cela n’est pas négociable car ce que nous ne pouvons pas supporter concrètement, c’est l’effondrement du pays », a-t-il ajouté.

Dans l’article du NYT publié lundi, Ben Hubbard, chef du bureau du célèbre quotidien américain à Beyrouth, fait état de documents judiciaires selon lesquels Saad Hariri a donné plus de 16 millions de dollars, à titre de cadeaux, à une mannequin sud-africaine avec qui il aurait entretenu une relation il y a plusieurs années dans un complexe hôtelier de luxe aux Seychelles.

L’Orient-Le Jour n’a pas pu obtenir de réaction du bureau de M. Hariri. M. Hubbard précise également dans son article ne pas avoir pu obtenir de commentaire du Premier ministre. Une source libanaise citée par Russia Today a estimé que l’article était « un message sévère » adressé par les États-Unis à M. Hariri.

Les détails de l’affaire

Selon l’auteur de l’article, Candice Van der Merwe, mannequin maillots de bain de 20 ans, affirme avoir rencontré M. Hariri à une période où ce dernier n’était pas Premier ministre, au resort The Plantation Club, qui l’avait recrutée en 2012. En mars 2013, la jeune femme, dont les revenus annuels ne dépassaient pas les 5 400 dollars, s’offre deux voitures de luxe d’une valeur de 250 000 dollars, ainsi que deux smartphones dernier cri, après un accident qui a endommagé sa voiture et son téléphone. En mai, elle reçoit sur son compte un virement de 15,3 millions de dollars. Avec cette somme, la mannequin s’achète plusieurs propriétés et investit dans une société immobilière dans laquelle son père, Gary Van der Merwe, possède des parts. Des transferts qui, selon les documents consultés, indique le New York Times, sont le fait de M. Hariri.

Au moment de ces paiements, Saad Hariri n’était pas Premier ministre. Après un premier mandat à la tête du gouvernement de 2009 à 2011, il est à nouveau nommé à ce poste en décembre 2016.

Ces dépenses et ces rentrées d’argent vont éveiller les soupçons des services fiscaux sud-africains, qui ont un temps soupçonné que ces sommes étaient destinées au père de la mannequin, qui a déjà eu des démêlés avec la justice pour fraude fiscale. La jeune femme assure que ces sommes et les voitures de luxe sont des cadeaux qui, selon elle, ne doivent pas être imposés.

Un combat judiciaire débute. Selon Ben Hubbard, Saad Hariri a alors envoyé un million de dollars à la jeune femme pour l’aider sur le plan financier et couvrir les frais de justice. Les services fiscaux finissent par prélever des impôts sur ces revenus et gèlent les avoirs de Candice Van der Merwe. Un accord entre les deux parties est finalement trouvé en 2016.

En janvier dernier, la jeune mannequin contre-attaque et poursuit l’État sud-africain en justice pour harcèlement fiscal et réclame 65 millions de dollars de dommages et intérêts. Les intentions de Candice Van der Merwe sont rendues publiques dans la presse sud-africaine à la fin de l’année 2018. C’est dans les documents judiciaires attenant à la plainte de la mannequin que le nom de Saad Hariri est cité, selon le journaliste qui signe l’article.

Un message politique

Citant une source libanaise anonyme, Russia Today indique que « personne au Liban ne veut parler du fond de l’article du NYT, mais du message qui se cache derrière cet article ». « Cette histoire avérée a eu lieu en 2013 et l’exhumer à nouveau aujourd’hui est une façon pour les États-Unis d’adresser un message sévère et un blâme à M. Hariri, au moment où certains appellent à sa démission en raison de la dégradation de la situation économique et des manifestations qui l’accompagnent, alors qu’il apparaît proche du Courant patriotique libre et du Hezbollah », selon cette source pour qui « le Hezbollah est aujourd’hui attaché à Hariri au poste de Premier ministre, et le président Michel Aoun défend le compromis présidentiel ». « Saad Hariri n’a pas d’autre choix que de s’arrimer au chef de l’État et au Hezbollah pour former un puissant front face aux tentatives américaines de déstabiliser le Liban », poursuit-elle.

« Il est possible que des coups en dessous de la ceinture soient portés dans les semaines ou les mois qui viennent dans une dernière tentative d’obtenir des gains et de faire pression sur des adversaires avant une accalmie des fronts explosifs et la consolidation du fait accompli dans la région. Peut-être que la crise que traverse le Liban sur les marchés financiers et monétaires entre dans ce cadre, surtout si on y ajoute le long article publié dans le New York Times et qui vise durement Hariri », selon cette source.

Le Premier ministre Saad Hariri a assuré hier qu’il restera en poste « malgré les campagnes » lancées contre lui, au lendemain de la parution d’un article du New York Times exhumant une affaire vieille de six ans qui le met en cause, alors que le Liban traverse une crise économique et financière grave. « Quelles que soient les campagnes lancées contre moi, malgré tout ce qu’ils peuvent dire, écrire ou faire, je continuerai à travailler et je ne m’arrêterai pas », a déclaré dans la journée le chef du gouvernement, qui présidait une réunion de la commission technique pour la coordination des services essentiels dans les mohafazats. « Il est vrai que nous sommes dans une situation économique difficile. De ce fait, nous devons prendre des mesures audacieuses, et cela n’est pas...
commentaires (5)

CEUX QUI SUPPOSEMENT VEULENT UN LIBAN STABLE ET SUR SONT CEUX QUI MALHEUREUSEMENT AUJOURD,HUI ESSAIENT DE LE DESTABILISER POUR LA SEULE SECURITE D,ISRAEL.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

13 h 36, le 02 octobre 2019

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • CEUX QUI SUPPOSEMENT VEULENT UN LIBAN STABLE ET SUR SONT CEUX QUI MALHEUREUSEMENT AUJOURD,HUI ESSAIENT DE LE DESTABILISER POUR LA SEULE SECURITE D,ISRAEL.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 36, le 02 octobre 2019

  • YA 3AMMEH …. FOUTEZ LUI LA PAIX , IL A COUCHE AVEC LE DIABLE AU CORPS DE VELOURS , ET IL NE VEUT PAS SE BATTRE CONTRE LA RESISTANCE AU LIBAN .. UFFFF …. BASS BA2A....

    FRIK-A-FRAK

    12 h 16, le 02 octobre 2019

  • Les Américains adorent les ragots. Bon, tant qu'il a payé de sa poche ce cadeau, où est le problème avec eux?? Parce que c'est avec sa femme qu'il a éventuellement du souci à se faire et ça c'est son affaire. Le pays de l'hypocrisie par excellence et certains continuent à lui faire confiance. Les pauves. Lol

    Tina Chamoun

    11 h 08, le 02 octobre 2019

  • EST-CE VRAI OU EST-CE FAUX. IL NE NOUS DIT PAS. BIEN QUE C,EST SON AFFAIRE PERSONNELLE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 07, le 02 octobre 2019

  • Franchement ces "scandales sexuels" qu'on sort sur commande partout dans le monde pour éclabousser les uns ou les autres, ça devient dégoutant et étouffant... Qu'on fiche la paix aux gens, du moment qu'ils ne font rien de grave.... Chacun a droit à sa vie personnelle...

    Soraya Naufal

    08 h 14, le 02 octobre 2019

Retour en haut