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Liban - Partis

Geagea critique l’inertie de l’État dans des dossiers militaires, politiques et économiques

Le chef des FL déplore notamment que le Hezbollah soit le seul détenteur de la décision de guerre ou de paix.


Samir Geagea, lors de son intervention devant des délégations estudiantines partisanes, à Meerab. Photo ANI

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a critiqué samedi, au cours d’une rencontre avec des délégations estudiantines à Meerab, l’inertie des autorités libanaises dans plusieurs dossiers militaires, politiques et économiques, soulignant notamment la nécessité que le gouvernement soit détenteur de la « décision de guerre ou de paix » et non pas un parti, en allusion au Hezbollah.

« Il est vital que la décision de guerre et de paix ou toute action militaire soit à nouveau du seul ressort du Conseil des ministres », a déclaré M. Geagea, jugeant que « nous n’avons aucun intérêt à entrer en guerre ».

M. Geagea a estimé dans ce cadre que « la situation régionale est menacée plus que jamais ». « Tout le monde sait que nous pouvons être entraînés dans une situation que nous ne voulons pas, et malgré cela, un parti insiste à être le seul détenteur de la décision de paix ou de guerre », a-t-il dénoncé. Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait menacé vendredi l’Arabie saoudite et les Émirats arabes de « destruction » en cas de guerre contre l’Iran.

Sur un autre plan, M. Geagea a indiqué que le chef du gouvernement Saad Hariri avait intensifié ses contacts ces dernières semaines avec différents États, évoquant la visite effectuée vendredi à Paris où le Premier ministre a rencontré le président français Emmanuel Macron. « Mais cela ne suffit pas si l’État libanais ne fait pas preuve de sérieux, a noté le chef des FL. Le Premier ministre peut faire autant de tournées qu’il le souhaite, mais cela ne sert à rien si les réformes ne sont pas appliquées. »

M. Hariri avait assuré, après avoir été reçu par M. Macron, qu’il s’engage à appliquer les réformes prévues par la conférence internationale de soutien au Liban (CEDRE) d’avril 2018, estimant que le pays ne pouvait plus perdre de temps au vu de la situation économique inquiétante.

Sur le plan de l’impuissance de l’État face aux recrutements abusifs dans le secteur public, M. Geagea a indiqué que la commission parlementaire du Budget et des Finances a comptabilisé plus de 5 800 cas, soulignant que « le gouvernement n’a rien fait jusqu’à aujourd’hui », à l’exception, a-t-il dit, de « May Chidiac (ministre d’État pour le Développement administratif, FL), laquelle a renvoyé sept employés de son ministère qui avaient été embauchés de manière illégale ». « Qu’attend le gouvernement pour prendre une décision telle que celle prise par la ministre May Chidiac dans le dossier du recrutement illégal ? » s’est-il interrogé.

Les passages illégaux

Concernant les passages illégaux à la frontière avec la Syrie, au nombre de « 8 ou 10 » selon lui, il a souligné qu’à ce jour « aucune décision de les fermer n’a été prise parce qu’il paraît que certains politiciens en profitent ».

Pour ce qui a trait au dossier de l’électricité, M. Geagea a déploré que ce secteur « représente 35 à 45 % du déficit budgétaire ». « Qu’est-ce qui empêche de nommer un nouveau conseil d’administration pour Électricité du Liban (EDL) ? » s’est-il demandé, réclamant que « cette désignation soit effectuée selon un mécanisme clair ». « Il faudrait pour cela que la date de nomination soit annoncée un ou deux mois à l’avance, ainsi que les qualifications requises, et ce afin que tout citoyen libanais qui se considère comme remplissant ces critères puisse se porter candidat. » Le chef des FL a en outre pressé les responsables de désigner une autorité de régulation du secteur de l’électricité, ainsi d’ailleurs que du secteur des télécommunications, dont il a réclamé la privatisation.

Enchaînant sur un autre sujet, Samir Geagea a évoqué le cas de Joseph Sami Hannouche, « un citoyen libanais enlevé il y a trois semaines dans la Békaa », assurant que « les forces de sécurité savent où il se trouve ». « Tout ce qui a été fait est de conseiller à sa famille de négocier avec les ravisseurs, demandeurs d’une rançon considérable », a-t-il dénoncé. « Comment un citoyen libanais peut-il avoir confiance en son pays et comment les gouvernement peuvent-ils avoir confiance dans le Liban lorsque nous n’avons pas de nouvelles d’un citoyen enlevé depuis plus de 25 jours? » s’est-il interrogé, appelant les ministres de l’Intérieur, Raya el-Hassan, et de la Défense, Élias Bou Saab, à agir afin qu’il soit libéré.

Samedi matin, quelques dizaines de manifestants avaient brièvement coupé l’autoroute menant de Jbeil vers Beyrouth, au niveau de la localité de Berbara, avec des pneus enflammés, provoquant des embouteillages et appelant l’État à intervenir pour obtenir la libération de Hannouche.

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a critiqué samedi, au cours d’une rencontre avec des délégations estudiantines à Meerab, l’inertie des autorités libanaises dans plusieurs dossiers militaires, politiques et économiques, soulignant notamment la nécessité que le gouvernement soit détenteur de la « décision de guerre ou de paix » et non pas un parti, en allusion au Hezbollah. « Il est vital que la décision de guerre et de paix ou toute action militaire soit à nouveau du seul ressort du Conseil des ministres », a déclaré M. Geagea, jugeant que « nous n’avons aucun intérêt à entrer en guerre ». M. Geagea a estimé dans ce cadre que « la situation régionale est menacée plus que jamais ». « Tout le monde sait que nous pouvons être entraînés dans une...
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