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Sport - Rugby / Coupe Du Monde

Vitesse et jeu au pied, armes fatales au Japon

Le Mondial débute vendredi.

En rugby, l’arme ultime face aux défenses hermétiques : le pied. Les équipes pourraient abondamment user du jeu au pied – offensif, rasant ou aérien – lors de la Coupe du monde. Franck Fife/AFP

Confrontées à des défenses toujours mieux organisées, les équipes devraient miser sur la vitesse et abondamment user du jeu au pied – offensif, rasant ou aérien – lors de la Coupe du monde de rugby, qui débute vendredi au Japon.

À chaque édition sa spécificité. Celle de 2015 avait consacré le jeu de mouvement et la vitesse des nations de l’hémisphère Sud, qui avaient trusté le dernier carré. Les All Blacks l’avaient emporté lors d’une finale splendide face à l’Australie (34-7), la plus prolifique de l’histoire : 5 essais avaient été marqués, un total légèrement inférieur à la moyenne de la compétition (5,6 essais par match).

Quatre ans plus tard, il ne faut pas s’attendre à un retour en arrière, selon les observateurs. « Je pense que la Coupe du monde sera encore ouverte comme en 2015 (...). Les tests internationaux de cet été et le super rugby ont montré que l’accent était mis sur le jeu, tenir le ballon et mettre de la vitesse », estime ainsi Christophe Laussucq, manager d’Agen. C’est aussi l’avis de son homologue de Bayonne, Yannick Bru, ancien entraîneur des avants du XV de France (2012-2017) : « On voit que toutes les équipes misent là-dessus. J’ai vu le squad des Néo-Zélandais, ils se passent d’une forme de puissance, de fondations solides comme Owen Franks (pilier droit aux 108 sélections et deux titres mondiaux), et misent à tous les postes sur des joueurs capables de proposer du changement de rythme, de la vitesse, de la qualité ballon en main. » L’encadrement des Bleus a également pris ce pari, sacrifiant par exemple son vice-capitaine Mathieu Bastareaud, peu mobile.

Contre-attaques

L’évolution des règles, toujours plus « tournées vers le spectacle et la sécurité des joueurs », selon l’entraîneur adjoint de Pau, Nicolas Godignon, devrait également favoriser la vitesse : les arbitres sont de plus en plus enclins à sortir un carton jaune, laissant une équipe en infériorité numérique, ce qui libère mécaniquement des espaces.

La météo pourrait également être un « facteur déterminant », d’après l’ailier de Lyon, Xavier Mignot. Fortes chaleurs et taux d’humidité importants sont prévus, surtout en début de compétition, ce qui « augmente la transpiration et rend le ballon glissant ».

Dès lors, la neuvième édition pourrait être celle des « turn-overs, des ballons récupérés et des contre-attaques », avance Mauricio Reggiardo. « De plus en plus d’équipes travaillent sur la transition la plus rapide et la plus efficace possible entre la défense et l’attaque », développe le directeur sportif de Castres.

Reste l’arme ultime face aux défenses hermétiques : le pied. De plus en plus de sélections misent sur le jeu au pied offensif pour contourner des défenses toujours plus « costaudes », explique Yannick Bru : « Passes au pied du dix, jeu au pied après plusieurs phases de jeu derrière un rideau pour faire reculer les défenses...

Le jeu au pied offensif va devenir un élément plus important que lors des précédentes Coupes du monde. » « Les équipes qui dominent aujourd’hui le rugby mondial, que ça soit les Gallois, les Irlandais ou les Néo-Zélandais, ont vraiment pris le parti d’utiliser le jeu au pied. Notamment pour ne jamais redonner des ballons faciles, mais toujours faire en sorte qu’il s’agisse de possessions très difficiles » pour l’adversaire, abonde Nicolas Godignon.

Aux nations citées par le technicien de Pau peut s’ajouter l’Angleterre d’Owen Farrell, qui a baladé la France au pied en février dernier (44-8). L’ouvreur du XV de la Rose a également triomphé en Coupe d’Europe avec les Saracens, qui abusent du jeu au pied derrière lequel ils montent en meute pour mettre une pression démente sur l’adversaire. La pluie pourrait renforcer l’utilisation de cette arme revenue sur le devant de la scène, qu’elle prenne la forme d’un jeu au pied rasant ou de chandelles, dans les airs. Arrières et ailiers sont prévenus.

Source : AFP

Confrontées à des défenses toujours mieux organisées, les équipes devraient miser sur la vitesse et abondamment user du jeu au pied – offensif, rasant ou aérien – lors de la Coupe du monde de rugby, qui débute vendredi au Japon.À chaque édition sa spécificité. Celle de 2015 avait consacré le jeu de mouvement et la vitesse des nations de l’hémisphère Sud, qui avaient trusté le dernier carré. Les All Blacks l’avaient emporté lors d’une finale splendide face à l’Australie (34-7), la plus prolifique de l’histoire : 5 essais avaient été marqués, un total légèrement inférieur à la moyenne de la compétition (5,6 essais par match).Quatre ans plus tard, il ne faut pas s’attendre à un retour en arrière, selon les observateurs. « Je pense que la Coupe du monde sera encore ouverte comme en 2015...
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