Le hall des départs de l’aéroport où les scanners pour bagages ont été retirés. Photo ANI
Les scanners pour bagages installés dans le hall des départs de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) et provoquant d’interminables files d’attente pour les passagers ont été démantelés dans la nuit de mercredi à jeudi, afin de réduire le temps d’attente, et ce dans le cadre des travaux d’agrandissement et d’amélioration de l’infrastructure de l’AIB.
« Il s’agit d’un changement radical, mais ce n’est que le premier pas d’une longue marche de 1 000 kilomètres », a déclaré le ministre des Transports Youssef Fenianos, qui a effectué dans la matinée une tournée d’inspection dans l’aéroport en compagnie de sa collègue de l’Intérieur Raya el-Hassan. « Nous avons augmenté le nombre de scanners pour bagages et celui des comptoirs de la Sûreté générale », a-t-il ajouté.
« Nous compatissons avec les voyageurs qui se sont retrouvés dans les longues files d’attente ces derniers jours, mais la sécurité est notre première préoccupation », a souligné de son côté Mme Hassan. « Les travaux d’agrandissement et d’amélioration vont faciliter les choses », a-t-elle ajouté, en affirmant assumer une part de responsabilité dans le retard au niveau du projet pour des raisons liées à la sécurité. « Les voyageurs ne pensent qu’aux mesures qui peuvent faciliter leur déplacement, mais la priorité reste pour nous d’assurer leur sécurité et celle du transport aérien. Il a donc fallu s’assurer que les scanners et tout le matériel installé pour la fouille des bagages fonctionnent conformément aux normes requises », a-t-elle expliqué, en rappelant que les vérifications sont effectuées par des compagnies internationales spécialisées.
Le 20 août dernier, le Premier ministre Saad Hariri avait inauguré la deuxième phase des travaux d’agrandissement et d’amélioration de l’AIB, qui souffre depuis des années de congestion. Les jours précédents, l’AIB avait été le théâtre d’une affluence record dont ont souffert les voyageurs.
L’Aéroport international de Beyrouth peut accueillir un maximum de 6 millions de passagers par an, un seuil qu’il dépasse systématiquement depuis 2013. En 2018, il a accueilli 8 842 442 voyageurs, entre les arrivées, les départs et les transits, selon les chiffres officiels.
Pour pouvoir gérer au mieux les flux de voyageurs, des travaux d’élargissement ont été lancés en février dernier, dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne. Ils devraient notamment permettre d’augmenter le nombre de comptoirs de contrôle de la Sûreté générale (police aux frontières), de 22 à 34 pour les départs et de 32 à 46 pour les arrivées. Les travaux visent également à réaménager certains espaces peu exploités du bâtiment. Début juin, les ministres des Travaux publics et du Tourisme avaient inauguré un premier pan de ce projet d’agrandissement de l’AIB. Une troisième phase de travaux, qui a pour objectif de fluidifier le passage des voyageurs en première classe et classe affaires, ainsi que les VIP, doit également être achevée dans les prochains mois, après avoir accusé du retard.


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