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Liban - Polémique

Le Hezbollah réaffirme son « droit » à riposter à toute attaque israélienne

Un homme installant un drapeau du Hezbollah sur un muret de briques à Maroun el-Rass, près de la frontière israélienne, alors que de la fumée s’élève dans des terrains avoisinants après des tirs venant d’Israël, le 1er septembre. Mahmoud Zayyat/AFP

Le Hezbollah a réaffirmé hier à plus d’une occasion la position de son secrétaire général, Hassan Nasrallah, qui avait proclamé lundi dernier la fin des « lignes rouges » dans la lutte contre Israël, au lendemain des affrontements à la frontière sud. Réuni hier, le groupe parlementaire du Hezbollah a promis une « riposte dissuasive » en cas de nouvelle attaque israélienne et réaffirmé son « droit à répondre à toute agression contre notre souveraineté nationale à partir de toute localisation sur le territoire libanais et en direction de tout point géographique en Palestine occupée ».

Le discours de Hassan Nasrallah a fait craindre un changement des règles du conflit avec Israël, le Liban devenant un terrain ouvert à ce conflit. Cela ne laisserait plus de place à la résolution 1701 du Conseil de sécurité qui avait permis de maintenir le calme au Liban-Sud tout au long de la ligne bleue depuis la fin du conflit de 2006.

Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, avait dénoncé le fait que ce discours « sonne le glas de la 1701 », en adressant cette mise en garde au Premier ministre et au chef de l’État, mettant encore plus à mal sa position d’opposant au sein du cabinet. Les ministres FL sont revenus à la charge hier en Conseil des ministres. La ministre May Chidiac, secondée par son collègue Richard Kouyoumjian, a prié les ministres du Hezbollah d’expliquer les propos de leur leader sur la fin des « lignes rouges ». Le ministre de la Jeunesse, Mohammad Fneich, s’est chargé d’y répondre en précisant que les lignes rouges tomberont lorsque le Liban subira une agression israélienne. « Nous sommes engagés en faveur de la résolution 1701 », a répondu pour sa part Saad Hariri. « Personne ne veut franchir les frontières », a assuré de son côté le ministre Fneich, ajoutant qu’il y aura riposte « si Israël s’en prend au Liban », confirmant ainsi la position des parlementaires du parti chiite.

Le Hezbollah a réaffirmé hier à plus d’une occasion la position de son secrétaire général, Hassan Nasrallah, qui avait proclamé lundi dernier la fin des « lignes rouges » dans la lutte contre Israël, au lendemain des affrontements à la frontière sud. Réuni hier, le groupe parlementaire du Hezbollah a promis une « riposte dissuasive » en cas de nouvelle attaque israélienne et réaffirmé son « droit à répondre à toute agression contre notre souveraineté nationale à partir de toute localisation sur le territoire libanais et en direction de tout point géographique en Palestine occupée ». Le discours de Hassan Nasrallah a fait craindre un changement des règles du conflit avec Israël, le Liban devenant un terrain ouvert à ce conflit. Cela ne laisserait plus de place à la résolution...
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