Le ministre des Affaires sociales, Richard Kouyoumjian (Forces libanaises), a indiqué hier que lors du dernier Conseil des ministres, il avait mis l’accent sur l’appui des FL aux efforts déployés par le Premier ministre Saad Hariri « en vue d’épargner au Liban de nouvelles guerres destructrices ».
Dans une interview express à la chaîne locale MTV, le ministre Kouyoumjian a déclaré que « les Forces libanaises condamnent les violations israéliennes » de la souveraineté libanaise, de même qu’elles expriment « leur solidarité avec les habitants de la banlieue sud ». Le ministre des AS a souligné en outre que lors du même Conseil des ministres, il a souligné l’appui des Forces libanaises « aux efforts du président Saad Hariri visant à éviter au Liban de nouvelles guerres ». Et d’ajouter : « J’ai invité par ailleurs le Conseil supérieur de défense et le président de la République, le général Michel Aoun, à faire en sorte que la décision de guerre et de paix soit uniquement entre les mains de l’Etat. Le président Hariri m’a remercié pour notre appui à ses efforts diplomatiques et ses démarches internationales. »
Et M. Kouyoumjian de poursuivre : « À l’ombre de la grave situation financière et économique dans le pays, nous œuvrons à éviter au pays toute catastrophe. Le pays ne peut pas en effet supporter une conjoncture semblable à celle de juillet 2006, car les retombées seraient destructrices et catastrophiques sur le double plan social et économique. Indépendamment du fait que nous soyons favorables ou opposés à une riposte, l’important est que toute décision doit être prise par le gouvernement. Il faut que les problèmes qui se posent soient débattus en Conseil des ministres afin que les décisions adéquates soient prises. Aucune faction n’a le droit de prendre des décisions de manière unilatérale. »
Abordant par ailleurs le dossier des nominations administratives, le ministre Kouyoumjian a déclaré : « Il n’est pas acceptable que les nominations soient faites de façon improvisée, sous la table. Il est nécessaire que les ministres puissent s’informer en amont du parcours des candidats aux postes afin qu’ils sachent qui ils nomment et à quelle position. Ils bénéficient peut-être de la majorité pour faire avaliser les nominations en Conseil des ministres. Mais nous nous y opposerons fermement. S’ils parviennent à les faire approuver en ayant recours au vote, nous leur dirons mabrouk, mais cela équivaudra à un surcroît de corruption et de déliquescence au sein de l’administration libanaise », a conclu M. Kouyoumjian.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine