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Moyen Orient et Monde

Le régime syrien ouvre un corridor aux civils voulant fuir la région d’Idleb

Syrie

Maarret al-Noumane semble être le prochain objectif des forces loyalistes.

OLJ
23/08/2019

Le régime syrien a annoncé hier l’ouverture d’un corridor pour permettre aux civils le souhaitant de quitter la région d’Idleb, où une campagne militaire du pouvoir et de l’allié russe a fait des centaines de morts et entraîné un exode de la population.

Soutenu par l’aviation russe, le régime de Bachar el-Assad bombarde quasiment sans cesse depuis fin avril la province d’Idleb et des zones voisines, dans le nord-ouest du pays en guerre, dominées par les jihadistes de Hay’at Tahrir al-Cham (HTS) et abritant des groupes rebelles. Près de 900 civils ont péri dans les bombardements aériens et à l’artillerie sur Idleb, et les secteurs adjacents aux mains de HTS et des insurgés dans les provinces voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Le « corridor » annoncé est destiné aux habitants d’une région composée de plusieurs villages, située à cheval entre le sud d’Idleb et le nord de Hama, et qui se retrouve assiégée par les forces prorégime après leur progression ces derniers jours. Tout au long de ses reconquêtes ces dernières années, le pouvoir avait ouvert de tels « corridors » pour permettre aux civils de quitter des bastions rebelles et rallier les régions gouvernementales. Craignant toutefois les arrestations, les habitants rechignent généralement à les emprunter.

« La Syrie annonce l’ouverture d’un corridor humanitaire dans la région de Sourane, dans le nord de la province de Hama, pour permettre aux citoyens le souhaitant de sortir des régions sous contrôle des terroristes dans le nord de Hama et le sud d’Idleb », ont indiqué les Affaires étrangères à Damas. La télévision d’État a diffusé des images montrant des bus verts et des ambulances stationnant à Sourane, sans préciser quand pourraient commencer les sorties.

Sommet tripartite à Ankara

L’initiative intervient alors que la Turquie, frontalière de la province d’Idleb et qui soutient des groupes rebelles syriens, a annoncé un sommet le 16 septembre à Ankara entre les présidents russe, iranien et turc, axé sur la Syrie. Elle a lieu au lendemain de la reconquête par le régime de Khan Cheikhoun, une ville du sud d’Idleb. « Nous ne pouvons que saluer de telles victoires locales et les victoires plus importantes sur les groupes terroristes », s’est félicité le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Pour Sam Heller, du centre de réflexion International Crisis Group, le régime et Moscou pourraient faire une pause dans les opérations pour « donner du temps à la Turquie d’offrir des concessions ».

La région concernée par le corridor englobe les localités de Morek, où se trouve un poste d’observation militaire turc, et Kafr Zita, toutes deux dans la province de Hama. La Turquie dispose de plusieurs postes d’observation militaires dans les provinces d’Idleb et de Hama.

La présidence turque a averti qu’il n’était « pas question de fermer ou de déplacer » le poste d’observation de Morek. « Tous les autres postes seront maintenus ». Hier, des avions du régime ont tiré à la mitrailleuse près d’un poste turc à Idleb, selon l’agence étatique turque Anadolu.

« Villages fantômes »

Les violences depuis avril ont poussé plus de 400 000 personnes à fuir, d’après l’ONU. Parmi elles, la grande majorité des habitants vivant dans la région concernée par le corridor, selon l’OSDH.

Dans les environs de Maarret al-Nouman, au nord de Khan Cheikhoun, « la plupart des villages ont été vidés de leurs habitants », a confié à l’AFP Abou Hussein, un habitant ayant fui la ville. « Ce sont des villages fantômes, il n’y a plus de vie, juste des avions qui bombardent », a-t-il dit. Même si, selon lui, de rares habitants sont restés « pour protéger leurs maisons ». Maarret al-Nouman semble être le prochain objectif du régime, selon l’OSDH. Hier, des raids du régime et russes ont visé des secteurs proches.

Khan Cheikhoun et Maarret al-Nouman se trouvent sur une autoroute stratégique qui relie la capitale Damas à Alep (Nord), deux villes aux mains du régime.

La région d’Idleb était censée être protégée par un accord sur une « zone démilitarisée », conclu en 2018 par Ankara et Moscou, mais cet accord n’a été que partiellement appliqué.

Déclenchée en 2011 après la répression par le régime de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie, qui s’est complexifiée avec l’implication de plusieurs acteurs, a fait plus de 370 000 morts.

Depuis 2015 et l’intervention militaire de Moscou, le régime, déjà aidé par l’Iran et le Hezbollah, a réussi à reprendre près de 60 % du territoire.

Source : AFP

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Irene Said

Pourquoi ne leur explique-t-on pas que le héros Bachar, le dirigeant au grand coeur de leur pays d'origine, les accueuillera certainement les bras grands ouverts ?
Irène Saïd

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

VOYONS QUELLE DIRECTION ILS VONT PRENDRE !

VIRAGE CONTRÔLÉ

Un grand coeur cet héros Bashar , en voie de libérer son pays, définitivement, de la présence des bactéries wahabites envoyées avec la complicité des occidentaux prédateurs.

Faut en finir once and for all.

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