La « tente » installée pour le sit-in des familles des Libanais disparus en Syrie, dans le jardin Gebran Khalil Gebran, à Beyrouth, le 11 avril 2005, est le symbole du combat que mènent au quotidien des centaines de familles pour que leur cause ne soit pas oubliée. Photo archives L’OLJ
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a appelé hier l’émissaire de l’ONU en Syrie, Geir Pedersen, à faire la lumière sur le sort de centaines de Libanais portés disparus et détenus en Syrie.
« Des ONG libanaises ont recensé, documents à l’appui, des cas de centaines de Libanais qui ont été (…) détenus en Syrie et dont le sort reste toujours inconnu », a écrit M. Geagea à l’intention de M. Pedersen dans une lettre remise hier par une délégation des FL au coordonnateur spécial des Nations unies pour le Liban, Jan Kubis. « Les Forces libanaises, un parti qui lutte contre les différentes formes d’hégémonie extérieure sur le Liban et qui vient par la présente vous exposer le dossier des disparus et détenus libanais en Syrie, appellent les Nations unies à intervenir de manière urgente et rapide auprès des autorités syriennes pour dévoiler le sort de centaines d’entre eux, après de longues années de disparition forcée, a poursuivi M. Geagea. Ces personnes ont été arrêtées sur les territoires libanais et syrien, non pas pour des motifs pénaux, mais en raison de leur appartenance politique, partisane ou communautaire, ainsi qu’à cause de leurs opinions concernant la présence syrienne au Liban qu’elles considéraient être une occupation contre laquelle il fallait lutter. »
Soulignant que ce dossier constitue « une plaie saignante » pour le Liban en raison des « souffrances et des tragédies qu’il cause », M. Geagea a rappelé que les gouvernements libanais qui se sont succédé ont essayé en vain de résoudre le problème avec les autorités syriennes qui continuent de nier la présence de détenus libanais dans leurs prisons.
M. Geagea a souhaité que M. Pedersen, qui œuvre actuellement pour aboutir à une solution au conflit en Syrie, accorderait une attention particulière à ce dossier et l’inclurait dans celui des victimes de disparition forcée en Syrie. Il a aussi souhaité que la résolution de ce dossier soit « l’une des conditions principales de la phase transitoire (en Syrie) conformément aux décisions internationales et aux conventions y relatives ». Le chef des FL a enfin affirmé que son parti et les députés et ministres qui y sont affiliés sont disposés à apporter à M. Pedersen toute l’aide nécessaire pour obtenir les preuves disponibles sur le sujet et pour faire pression sur les parties concernées qu’elles soient locales, arabes ou internationales, pour que ce dossier figure au nombre des missions dont il est chargé.


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