Lorsqu’il était maire de Londres, Boris Johnson a affirmé que le Royaume-Uni (R-U) envoyait 350 millions de livres (400 millions d’euros) par semaine à Bruxelles. Une assertion qui s’est retrouvée inscrite tel un slogan sur un bus rouge qui a fait le tour de l’Albion durant la campagne précédant le référendum de juin 2016 et qui a contribué à la victoire des « Brexiters », avec 52 % des suffrages.
Mais comme l’actuel gouvernement conservateur de Theresa May a reconnu que le R-U, une fois le divorce concrétisé, devrait rembourser entre 40 et 45 milliards d’euros à l’Union européenne (UE), cela signifie que cette dernière a envoyé plus d’argent au premier que l’inverse depuis le début de leur union. Si, par exemple, on fait remonter la dette de 40 milliards d’euros au 1er janvier 1973, date d’entrée du R-U dans la Communauté économique européenne, soit environ 2 420 semaines jusqu’à aujourd’hui, cela donne 16 528 926 euros par semaine. Pourquoi parler d’un cadeau hebdomadaire à l’UE quand vous en recevez un en retour de 16,5 millions d’euros de plus ? « BoJo » a menti comme un arracheur de dents, même s’il n’a pas été condamné pour cela.
Si Boris Johnson réussit à sortir son pays de l’UE, il s’abstiendra de jouer les maîtres chanteurs et s’entendra rapidement pour rembourser les sommes colossales dues, faute de quoi il n’y aura pas d’entente de libre-échange possible entre Londres et Bruxelles, et c’est son pays qui en paiera principalement le prix, isolé qu’il sera sur son île humide ouverte à tous les vents.
Montréal-Québec
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