Il y a deux mois, sur sa page Facebook, la militante pour la préservation du patrimoine beyrouthin Maya Chams Ibrahimcha avait lancé, avec cette photo à l’appui, un vibrant appel à sauver l’École nationale de Boutros Boustany, abandonnée à elle-même, délabrée et menacée de destruction. Elle a obtenu hier gain de cause.
Le ministre de la Culture Mohammad Daoud a affirmé hier sur son compte Twitter que le bâtiment qui abritait l’École nationale du « maître » Boutros el-Boustani à Zokak el-Blatt a été classé monument historique, « compte tenu de son importance du point de vue de l’architecture et du patrimoine », balayant les rumeurs selon lesquelles cet édifice allait être démoli. M. Daoud a annoncé cette décision au terme d’une réunion au ministère consacrée au patrimoine culturel historique beyrouthin. L’École nationale ou Madrassa Wataniya, première école laïque d’Orient, qui enseignait aux étudiants, toutes appartenances confondues, le sens de l’attachement à la patrie et la dissociation nécessaire entre la religion et l’État, était un collège d’enseignement général fondé par Boustani en 1863 où, par-delà les cours de langue dispensés, il voulait voir s’incarner ce vouloir-vivre-ensemble qu’il prône. Cette décision coïncide avec l’année du centenaire de la naissance de cette grande figure de la Nahda culturelle arabe du XIXe siècle.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine