Le chef du Parti démocratique libanais Talal Arslane. Photo Ani
Le chef du Parti démocratique libanais Talal Arslane a de nouveau appelé dimanche à la tenue d'un Conseil des ministres, qui ne s'est plus réuni depuis plus d'un mois après les affrontements meurtriers interdruzes de Qabr Chmoun, dans le caza de Aley.
Vendredi, le chef de l’État Michel Aoun, avait appelé la veille le Premier ministre Saad Hariri à convoquer un Conseil des ministres, alors que ce dernier ne souhaite pas une telle convocation précipitée, avant d'avoir réglé la crise politique en cours.
"Ce qu'a fait le président fait partie de ses prérogatives. Personne n'a à paralyser le pays et ses institutions constitutionnelles. Nous avons demandé à plusieurs reprises la tenue d'un Conseil des ministres afin de trancher le dossier de la tentative d'assassinat du ministre (Saleh) Gharib", a écrit M. Arslane sur Twitter.
"Les problèmes et les crises du pays doivent être réglés au sein des institutions. Où doivent-elles être réglés alors ? Dans la rue ? Mettons fin à l’irresponsabilité et arrêtons de se moquer des gens. Que le chef du gouvernement convoque un Conseil des ministres et joue son rôle en votant sur la saisine de l'affaire par la Cour de justice", a-t-il ajouté.
Samedi, le numéro deux du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, avait appelé le gouvernement à se réunir.
Les efforts de règlement des incidents de la Montagne, qui ont fait deux tués parmi les membres du convoi du ministre d’État pour les affaires des réfugiés Saleh Gharib, sont revenus à la case départ. Les protagonistes vont désormais se pencher sur une nouvelle proposition pour sortir de la crise. Celle-ci serait basée sur une réconciliation totale entre les rivaux druzes, Talal Arslane et Walid Joumblatt.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine