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Liban - Document

Un rapport du Comité international de secours met l’accent sur le travail des enfants

Au Liban, des enfants commencent à travailler dès l’âge de 6 ans, pour des horaires allant de cinq à dix heures, voire quinze heures, de travail par jour, la majorité d’entre eux travaillant dans le secteur de l’agriculture (39 % des enfants interrogés) ou vendant des produits dans la rue (35 %). Et ce pour moins de quatre dollars (6 000 livres libanaises) par jour. C’est ce qui ressort d’une étude sur l’emploi des mineurs conduite par le Comité international de secours (IRC, International Rescue Committee) dont les résultats ont été dévoilés hier au cours d’une conférence tenue à l’hôtel Radisson Blu Martinez, en présence notamment de Philippe Lazzarini, résident des Nations unies et coordonnateur de l’action humanitaire au Liban.

Dans son allocution, M. Lazzarini a mis l’accent sur l’impact dévastateur du travail des enfants sur leur santé mentale. Il a appelé les ministères, les acteurs locaux, les organisations internationales et les Nations unies à collaborer pour prévenir et limiter les risques que les frères et sœurs plus jeunes d’enfants travailleurs ne soient introduits sur le marché du travail.

L’étude visait à atteindre les enfants les plus marginalisés qui exercent les pires formes de travail (mécanique, sites de carrières, travail de rue, chantiers de construction, travail domestique, agriculture) dans les différentes régions du Liban : Ersal, Minié, Tripoli, Hasbaya, Zahrani, Akkar, mais aussi dans plusieurs endroits de Beyrouth et du Mont-Liban tels Hamra, Mar Mikhaël, Dékouané, Sin el-Fil et Khaldé.

L’étude a mis en relief le profil de ces enfants travailleurs dans ces régions et les obstacles qu’ils rencontrent pour avoir accès à différents types de services. Selon le document, 56 % des enfants interrogés ont au moins un frère ou une sœur âgé de moins de 18 ans qui travaille aussi, et 65 % d’entre eux ont confié vivre dans des habitats informels.

Par ailleurs, 79 % des familles de ces enfants croulent sous les dettes, l’argent emprunté servant essentiellement à se procurer de la nourriture (77 % des cas), à payer le loyer (52 % des cas) ou à se faire soigner (29 %). Sur ce dernier point, 25 % des enfants ont affirmé ne pas se rendre dans un centre médical en cas d’urgence. Sur le plan pédagogique, 80 % des enfants ne sont pas scolarisés et ne reçoivent aucune forme d’enseignement.

Concernant leurs espoirs et aspirations, 41 % des enfants ont confié avoir aimé se rendre à l’école. Dix-huit pour cent d’entre eux aurait souhaité avoir un emploi moins exigeant et 18 % voudraient apprendre un travail technique, alors que 20 % auraient préféré jouer avec leurs amis ou rester à la maison.

Par ailleurs, 52 % des enfants interrogés ont déclaré avoir été exposés à des dangers physiques (hautes ou basses températures, bruits, radiations), 40 % d’entre eux ont été exposés à des dangers biologiques (mauvaises odeurs, pesticides, liquides contaminés…), 66 % à des dangers psychologiques (abus verbal ou physique, de longues heures de travail, travail de nuit…) et 68 % à des dangers liés à la sécurité (travailler sous le soleil, sous la pluie, privation de nourriture ou de repos, travail avec des objets contondants…).

Au Liban, des enfants commencent à travailler dès l’âge de 6 ans, pour des horaires allant de cinq à dix heures, voire quinze heures, de travail par jour, la majorité d’entre eux travaillant dans le secteur de l’agriculture (39 % des enfants interrogés) ou vendant des produits dans la rue (35 %). Et ce pour moins de quatre dollars (6 000 livres libanaises) par jour. C’est ce qui ressort d’une étude sur l’emploi des mineurs conduite par le Comité international de secours (IRC, International Rescue Committee) dont les résultats ont été dévoilés hier au cours d’une conférence tenue à l’hôtel Radisson Blu Martinez, en présence notamment de Philippe Lazzarini, résident des Nations unies et coordonnateur de l’action humanitaire au Liban.Dans son allocution, M. Lazzarini a mis l’accent sur...
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