Le chef de l’État, hier à Baabda, en compagnie de la délégation britannique. Photo Dalati et Nohra
Le président de la République, Michel Aoun, a affirmé hier que le Liban soutenait les initiatives « allant dans le sens de la stabilité de la région », alors que les tensions montent entre l’Iran et les pays occidentaux après l’arraisonnement par Téhéran d’un pétrolier battant pavillon britannique.
« Les résultats des guerres qui ont eu lieu à proximité du Liban et le climat de tension qui sévit actuellement au niveau régional ont des retombées sévères, à commencer par les conséquences de la migration syrienne et de la situation des réfugiés palestiniens, jusqu’à la situation économique », a déclaré M. Aoun qui a reçu au palais présidentiel de Baabda le haut conseiller auprès du ministère britannique de la Défense chargé du Moyen-Orient, le général John Lorimer, en présence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Chris Rampling.
« Partant, le Liban soutient les initiatives visant à atteindre la stabilité dans la région, a déclaré le chef de l’État, ce qui permettra d’alléger le fardeau des questions qui pèsent sur ses épaules, à commencer par la question des déplacés syriens. »
« Il s’est avéré que malgré le retour de 318 000 déplacés en territoire syrien, le Liban en accueille toujours 1,6 million. Cela est dû au fait que tous ceux qui sont arrivés au Liban n’ont pas été inscrits en tant que déplacés «, a souligné le chef de l’État.
Le président de la République a par ailleurs souligné devant le général Lorimer « l’attachement du Liban à l’application de la résolution 1701 », précisant que Beyrouth « aspire au soutien des pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment la Grande-Bretagne et les pays amis, pour qu’Israël mette fin à ses violations aériennes et maritimes répétées, en plus du fait qu’il occupe des portions du territoire libanais à la frontière ».
Il a enfin rendu hommage au soutien de Londres à l’armée libanaise tant sur le plan de la formation que de la mise en place des miradors pour contrôler les frontières, sans oublier son appui à la conférence de Paris (CEDRE) pour aider l’économie libanaise.
De son côté, le général Lorimer a déclaré que son pays, qui « continue de soutenir le Liban, notamment ses forces armées en matière d’entraînements et de construction de miradors », était « attentif à la situation financière » du pays.
Le conseiller britannique a par ailleurs procédé à un tour d’horizon des derniers développements sur la scène locale et régionale au Grand Sérail avec le président du Conseil Saad Hariri, en présence de l’ambassadeur Rampling et de l’ancien ministre Ghattas Khoury. L’entretien a également porté sur la coopération entre le Liban et la Grande-Bretagne aux plans militaire et sécuritaire.
Le responsable militaire britannique a abordé les mêmes thèmes à Aïn el-Tiné avec le président de la Chambre, Nabih Berry, à Yarzé avec le ministre de la Défense, Élias Bou Saab, et à Beyrouth avec le directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim.
La visite du général Lorimer s’inscrit dans le cadre d’une « tournée dans différents pays de la région pour évaluer leur situation, les derniers développements locaux et régionaux et les moyens de régler les problèmes », a-t-il noté.


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