Mohammad Raad, le chef du bloc politique du Hezbollah. AFP / MARWAN NAAMANI
Le bloc parlementaire du Hezbollah a estimé jeudi que les sanctions américaines qui ont visé pour la première fois deux députés du parti chiite, ainsi qu'un haut responsable sécuritaire, constituaient "une poursuite de l'agression contre le Liban".
"La décision américaine constitue une poursuite de l'agression contre le Liban", peut-on lire dans un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc, présidée par Mohammad Raad, l'un des députés visés. Le communiqué qualifie ces sanctions d'"inacceptables et condamnables en vertu de toutes les normes de souveraineté et d'éthique". "Ces sanctions ne changeront rien à nos convictions, ni à notre résistance contre l'occupation et le terrorisme", poursuit ce texte.
Mardi, l'administration de Donald Trump a élargi sa campagne de "pression maximale" contre l'Iran et ses alliés en imposant pour la première fois des sanctions contre Mohammad Raad, le chef du bloc politique du Hezbollah, le député Amine Cherri et le responsable de l'appareil sécuritaire du parti, Wafic Safa. C'est la première fois que des parlementaires affiliés au Hezbollah, considéré comme une organisation "terroriste" par Washington depuis 1997, sont visés par des sanctions américaines.
Le lendemain, le Liban officiel avait réagi à ces sanctions. Ainsi, le président Michel Aoun a "regretté" ces sanctions, affirmant que le pays "va suivre ce dossier avec les autorités américaines concernées". De son côté, le Premier ministre Saad Hariri a évoqué une situation qui "prend une nouvelle tournure". La réaction la plus virulente est venue de Aïn el-Tiné, le président du Parlement, Nabih Berry, qui a dénoncé une "agression contre le Liban".
Vendredi soir, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit prendre la parole lors d'une interview télévisée.

