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Moyen Orient et Monde - Sommet

Abe et Macron font front commun avant un G20 électrisé par Trump

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe avec le président français Emmanuel Macron à Tokyo. Blondet Eliot/POOL/AFP

Shinzo Abe et Emmanuel Macron ont fait front commun hier sur le commerce et le climat, points de tension du sommet du G20 de vendredi et samedi, l’un souhaitant que les États-Unis et la Chine résolvent leur querelle, et l’autre prévenant qu’il refuserait un communiqué trop timide sur le réchauffement.

À deux jours du sommet d’Osaka, électrisé par le choix du président américain, Donald Trump, de briser le consensus international sur ces deux sujets, le Premier ministre japonais a accueilli le président français pour une visite de deux jours.

« Nous avons décidé de coopérer étroitement pour que le G20 émette un message fort », a dit Shinzo Abe lors d’une conférence de presse aux côtés d’Emmanuel Macron.

Les deux dirigeants entendent créer un élan, qui, du G20 japonais au G7 français fin août à Biarritz, pare aux attaques du président américain et pousse les grandes économies à lutter davantage contre le dérèglement climatique.

Avant d’accueillir Emmanuel Macron, Shinzo Abe a dit espérer que « les États-Unis et la Chine résolvent leurs frictions commerciales » grâce notamment à la rencontre prévue entre les présidents américain et chinois en marge du sommet.

Donald Trump et Xi Jinping se verront pour la première fois depuis que les négociations entre les deux pays sont tombées dans l’impasse début mai. Le président américain a décidé de relever les droits de douane prélevés sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises et menacé d’imposer des taxes sur 300 milliards d’autres. La Chine a répliqué par des mesures de rétorsion.

Macron hausse le ton sur le climat

« Je souhaite que nous ayons des conclusions du G20 et une discussion qui permettent l’apaisement de ces tensions », a pour sa part déclaré Emmanuel Macron, renouvelant son appel à un travail multilatéral de modernisation de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), fragilisée par l’administration

Trump.

« C’est le seul moyen de sortir par le haut des tensions et conflictualités qui existent », a-t-il dit.

Sur le climat, Emmanuel Macron a pressé tous les membres de soutenir l’accord de Paris de 2015 et d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, menaçant de refuser de signer un communiqué final trop timide sur ce point.

« J’ai entendu beaucoup dire “j’ai des lignes rouges”, il y a beaucoup de gens maintenant qui ne veulent plus signer les communiqués en G7 ou en G20 parce qu’il y a des lignes rouges », a dit le président français devant la communauté française.

« Moi j’en ai une : si on ne parle pas de l’accord de Paris et si, pour se mettre d’accord dans une salle à 20, on n’est plus capable de défendre l’ambition climatique, ce sera sans la France, c’est simple », a-t-il ajouté.

Considéré comme historique, l’accord de Paris de 2015 est fragilisé depuis l’annonce en juin 2017 de Donald Trump de sa volonté de retirer les États-Unis de ce texte. L’accord fixe le cadre d’engagements politiques, économiques et financiers visant à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2 °C » en 2100, avec l’objectif d’être le plus près possible de 1,5 °C.

Source : AFP

Shinzo Abe et Emmanuel Macron ont fait front commun hier sur le commerce et le climat, points de tension du sommet du G20 de vendredi et samedi, l’un souhaitant que les États-Unis et la Chine résolvent leur querelle, et l’autre prévenant qu’il refuserait un communiqué trop timide sur le réchauffement.À deux jours du sommet d’Osaka, électrisé par le choix du président américain,...
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