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Liban - Liban-Syrie

Critiques après la remise par Damas de deux agents de la Sécurité de l’État à Arslane

Talal Arslane. Photo ANI

La libération jeudi par les autorités syriennes de deux agents de la Sécurité de l’État, arrêtés quatre jours plus tôt pour avoir franchi la frontière par inadvertance, a suscité des critiques hier dans les milieux politiques antisyriens au Liban, Damas ayant décidé de remettre ces deux personnes à l’un de ses alliés, le député Talal Arslane, et non à l’État libanais.

« La libération de deux membres de la Sécurité de l’État, appréhendés par les autorités syriennes, et leur remise à un des alliés de la Syrie au Liban témoignent de la persistance d’une méthode datant de l’époque de la tutelle syrienne et qui consiste à faire passer le message suivant : Nous ne reconnaissons pas l’État libanais, mais seulement nos alliés au Liban », a écrit hier le député Georges Okais (Zahlé), des Forces libanaises, sur Twitter.Même son de cloche du côté du député Élias Hankache (Metn, Kataëb). « Deux agents de la Sécurité de l’État arrêtés par les autorités syriennes ont été remis à un député. Nous sommes heureux de leur retour sains et saufs, mais où est la souveraineté de la République libanaise ? » s’est demandé M. Hankache sur Twitter. Les deux agents avaient été appréhendés le 16 juin sur les hauteurs du mont Hermon, après avoir franchi par mégarde la frontière entre le Liban et la Syrie, près de Rachaya, alors qu’ils effectuaient une randonnée dans le secteur. Des soldats syriens qui s’y trouvaient les avaient alors arrêtés.

Talal Arslane a pour sa part confirmé sur Twitter avoir envoyé un émissaire en Syrie et réceptionné les deux agents libérés. Il a remercié les autorités syriennes pour cette libération. Le député de Aley a également indiqué avoir « mis les responsables libanais au courant (des détails de cette affaire), notamment le président de la République, Michel Aoun ».

Contacté par L’Orient-Le Jour, un proche de Talal Arslane a nié toute atteinte à la souveraineté de l’État, malgré le fait que les agents n’aient pas été directement remis aux services de sécurité libanais. « Ce sont les Syriens qui ont décidé de remettre les agents à M. Arslane. L’État est certes responsable de ses citoyens, mais la Syrie considère que M. Arslane est la référence au niveau de la communauté (druze), a indiqué le responsable. Ces agents sont originaires de Hasbaya (à majorité druze). Nous sommes responsables d’eux. Les habitants de la région ont fait appel à M. Arslane pour qu’il intervienne dans ce dossier. » « La faute est au gouvernement qui tarde à ouvrir les canaux officiels avec la Syrie », a estimé le responsable.

La libération jeudi par les autorités syriennes de deux agents de la Sécurité de l’État, arrêtés quatre jours plus tôt pour avoir franchi la frontière par inadvertance, a suscité des critiques hier dans les milieux politiques antisyriens au Liban, Damas ayant décidé de remettre ces deux personnes à l’un de ses alliés, le député Talal Arslane, et non à l’État libanais. « La libération de deux membres de la Sécurité de l’État, appréhendés par les autorités syriennes, et leur remise à un des alliés de la Syrie au Liban témoignent de la persistance d’une méthode datant de l’époque de la tutelle syrienne et qui consiste à faire passer le message suivant : Nous ne reconnaissons pas l’État libanais, mais seulement nos alliés au Liban », a écrit hier le député Georges Okais...
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