« Rue de Damas, chemin de rencontre » : une exposition qui aura lieu demain dans le jardin du cimetière évangélique français à Sodeco.
C’est dans le cadre atypique du jardin du cimetière évangélique français à Sodeco que l’exposition « Rue de Damas, chemin de rencontre » sera inaugurée demain à 18h30. Une véritable ode à la rue de Damas, lieu emblématique de Beyrouth, à travers 22 clichés exceptionnels fournis par le photographe Patrick Baz, le collectionneur Georges Boustany – qui collabore avec L’Orient-Le Jour dans le cadre de la rubrique bimensuelle la Carte du tendre –, l’Université Saint-Joseph et la Fondation arabe pour l’image. Certaines des photos sont également tirées des archives de L’Orient-Le Jour.
Entièrement rénové à la fin 2017, le jardin du cimetière évangélique français s’est découvert une nouvelle vocation depuis. Ouvert au public, aux artistes et aux associations, cet espace accueille sa première exposition photographique jusqu’au 22 juin, et ce tous les jours de 13h à 18h.
Le vernissage sera suivi d’une table ronde qui réunira Patrick Baz, le réalisateur Philippe Aractingi et Georges Boustany. Le débat sera modéré par notre collègue Cyrille Nême. Les intervenants évoqueront notamment leurs souvenirs de la guerre et de la rue de Damas. Les photographies exposées seront, en outre, accompagnées de textes produits par des étudiants de l’USJ dans le cadre d’ateliers d’écriture. « Aller dans un jardin situé dans un cimetière, ce n’est pas dans les mœurs libanaises », reconnaît le pasteur Pierre Lacoste, responsable de l’Église protestante française de Beyrouth. Mais le jardin du cimetière, planté d’oliviers, de grenadiers et de figuiers, est devenu un lieu de vie et de rencontre, et de plus en plus de personnes s’y octroient volontiers quelques pauses.
C’est un véritable saut dans le passé que cette exposition s’est donné pour mission d’effectuer. Organisée par l’Église protestante française de Beyrouth, en partenariat exclusif avec L’OLJ, l’exposition retrace des pans de l’histoire de la rue de Damas du temps où les cimetières étaient encore en dehors de la ville, au début du XXe siècle. Durant la guerre civile, la rue de Damas a constitué une ligne de démarcation entre Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest, offrant ainsi des clichés inoubliables et des scènes de désolation sans pareil.
« Il y a également toute la symbolique de la route de Damas dans l’Évangile et de la rencontre de Saul de Tarse avec le Christ, ajoute le pasteur Lacoste. Voilà pourquoi la rue de Damas est présentée comme un chemin de rencontre dans cette exposition. »
Le jardin du cimetière évangélique français a déjà accueilli deux concerts et un spectacle. En dehors de l’exposition, il est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 8h à 13h30.


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C'est pas mortel ce cimetière c'est le moins qu'on puisse dire Lol
22 h 24, le 13 juin 2019