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Israël et Palestiniens : Le Drian doute du plan américain

AFP
08/06/2019

"Si quelqu'un a vu le plan américain, merci de nous en informer!", a lancé samedi à Rabat le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à propos du plan pour un règlement du conflit israélo-palestinien qui doit être prochainement dévoilé.

"J'en parle d'autant plus aisément que j'ai participé à la rencontre du président Macron avec le président Trump avant-hier", à l'occasion du 75e anniversaire du Débarquement allié sur les plages de Normandie, a-t-il ajouté au cours d'un point de presse avec son homologue marocain Nasser Bourita.

Le Maroc non plus n'a pas "encore connaissance d'un quelconque plan de paix et se prononcera quand il en aura connaissance des contours, du contenu et des détails", a indiqué M. Bourita.

La Maison Blanche a prévu de présenter le volet économique de ce plan de paix les 25 et 26 juin prochains lors d'une réunion à Bahreïn.

En préparation de ce rendez-vous, le gendre du président américain, Jared Kushner s'est déplacé fin mai au Maroc, en Jordanie et en Israël.

Cette visite "a été l'occasion pour le Maroc de répéter ses positions bien connues", a indiqué M. Bourita.

"Nos principes sont identiques: il n'y a pas de solution sans la reconnaissance de deux Etats vivant en sécurité, l'un et l'autre, et ayant Jérusalem comme capitale, l'un et l'autre", a précisé M. Le Drian.

"A partir de là, s'il y a un plan de paix, nous le regarderons avec beaucoup d'attention et nous échangerons sur le sujet", a-t-il ajouté.

Les Palestiniens ont rejeté ce plan entouré du plus grand secret sans même le connaître, l'administration américaine s'étant discréditée à leurs yeux quand Washington a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre 2017.

Concernant la Libye, M. Le Drian a plaidé pour "un cessez-le-feu immédiat" pour "permettre la mise en oeuvre d'une feuille de route aboutissant à des élections".

"Si on laisse l'instabilité se développer, alors des retours de terroristes peuvent se produire, d'ailleurs on constate depuis quelques temps que l'on voit réapparaître Daech au Sud libyen", a-t-il dit en référence aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

M. Bourita a pour sa part estimé que "la situation s'est dégradée parce que les différents acteurs n'ont pas suffisamment de volonté et parce qu'il y a des acteurs externes".

"On est à un moment crucial: Les libyens d'abord ont la responsabilité d'être à la hauteur de ce moment mais également les pays directement impliqués dans la question", a-t-il dit.

Le maréchal khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen, a lancé le 4 avril une offensive en vue de s'emparer de Tripoli, siège du Gouvernement d'union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj, le seul reconnu par la communauté internationale.

Les combats ont fait plus de 600 morts et de 3.200 blessés, poussant à la fuite plus de 80.000 personnes, selon l'ONU.


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