Hikmat Dib montrant hier, au siège du Parlement, la courbe de l’acquisition par des Syriens de propriétés au Liban. Photo ANI
Hikmat Dib, député CPL de Baabda, a soulevé hier la question de l’acquisition par les Syriens de propriétés au Liban, mettant en garde contre « une courbe ascendante inquiétante ».
Au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue au siège du Parlement, M. Dib a abordé le problème sous l’angle d’une implantation indirecte, faisant état d’une « situation grave qui doit être réglée sans tarder, pour éviter le pire ».
« Un grand nombre de Syriens ont acquis des propriétés au Liban et nous avons l’impression qu’il ne s’agit pas d’opérations privées. Depuis 1969 jusqu’en 2010, la proportion de biens-fonds achetés par les Syriens a augmenté de manière raisonnable, mais entre 2011 et 2015, il y a eu une croissance fulgurante qui fait qu’aujourd’hui la surface des biens-fonds appartenant à des Syriens est de 5 455 595 mètres carrés (5,4 km2) », a expliqué le député qui a présenté un graphe montrant la répartition des biens immobiliers acquis par les Syriens sur le territoire libanais.
Selon ses explications, c’est surtout dans la Békaa, notamment à Baalbeck et Zahlé, ainsi qu’à Tripoli, dans le Chouf, le Metn, Baabda et Aley que ces biens ont été acquis. « À Beyrouth, ce sont 85 000 mètres carrés qui sont devenus la propriété des Syriens et c’est beaucoup », a averti M. Dib, avant d’appeler le gouvernement à prendre une décision pour freiner cette tendance « contraire à la Constitution et à la loi autorisant des étrangers à devenir propriétaires au Liban ».


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