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Turquie : une association dénonce des tortures contre d'ex-diplomates

L'association du Barreau d'Ankara a affirmé mercredi qu'au moins cinq ex-employés du ministère des Affaires étrangères avaient été torturés après leur arrestation pour des liens présumés avec le putsch manqué de juillet 2016.

Selon un communiqué de l'association, les cinq personnes ont affirmé avoir subi "des tortures et de mauvais traitements". Ces allégations ont été démenties par la police d'Ankara, qui a affirmé dans un communiqué que tous les suspects avaient été traités conformément à la loi et que ceux qui sont toujours en détention avaient été autorisés à voir leurs avocats régulièrement.

Un député du parti d'opposition prokurde, le HDP, a soulevé cette question lundi au Parlement et demandé dans une lettre adressée au vice-président turc Fuat Oktay l'ouverture d'une enquête sur ces tortures présumées dont auraient été victimes selon lui une centaine d'ex-employés du ministère des Affaires étrangères.

Citant des victimes présumées, l'association du Barreau a affirmé que les tortures rapportées avaient été infligées par des membres des services secrets turc, le MIT, et non pas par la police. L'un des détenus cités par l'association a affirmé avoir été menacé "d'être sodomisé à l'aide d'une matraque".

Les autorités turques avaient émis le 20 mai des mandats d'arrêt à l'encontre de 249 employés actuels ou anciens du ministère des Affaires étrangères soupçonnés de liens avec le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen accusé d'avoir orchestré le putsch manqué de 2016. M. Gülen, installé aux Etats-Unis depuis une vingtaine d'années, est accusé par le président Recep Tayyip Erdogan d'avoir infiltré les institutions de l'Etat turc pendant de nombreuses années dans l'objectif de le renverser.

Depuis le putsch manqué, les autorités traquent sans relâche ses partisans et ont lancé des purges d'une ampleur sans précédent dans l'histoire moderne du pays. Quelque 55.000 personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues. Près de trois ans après le coup de force, les vagues d'arrestations se poursuivent.


L'association du Barreau d'Ankara a affirmé mercredi qu'au moins cinq ex-employés du ministère des Affaires étrangères avaient été torturés après leur arrestation pour des liens présumés avec le putsch manqué de juillet 2016.

Selon un communiqué de l'association, les cinq personnes ont affirmé avoir subi "des tortures et de mauvais traitements". Ces allégations ont...