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Liban - Séminaire

« Sfeir, le patriarche du Message », thème d’un débat organisé par le courant du Futur

Une vue du séminaire organisé par le courant du Futur en hommage à Nasrallah Sfeir. Photo ANI

C’est sous le thème « Sfeir, le patriarche du Message », en référence au terme utilisé par le pape Jean-Paul II pour évoquer la vocation du Liban à préserver l’unité dans la pluralité, que le courant du Futur a organisé hier un séminaire en hommage au patriarche maronite Nasrallah Sfeir, décédé le 12 mai.

Le secrétaire général du parti, Ahmad Hariri, le biographe du patriarche disparu, Antoine Saad, le président du Centre catholique pour l’information, le P. Abdo Abou Kassam, et le secrétaire général du Comité national islamo-chrétien, Mohammad Sammak, ont mis tour à tour l’accent sur le rôle joué par Nasrallah Sfeir tant pour la défense de la souveraineté que pour sauvegarder l’entente entre les composantes religieuses.

Prenant en premier la parole, M. Hariri a salué dans l’ancien chef de l’Église maronite « un message du Liban qui, fidèle à son pacte, s’est sacrifié pour lui ». « Le patriarche Sfeir a tenu à réunir auprès des musulmans et des chrétiens la volonté de libérer le Liban de la tutelle (syrienne), portant avec (l’ancien Premier ministre assassiné) Rafic Hariri la cause d’un Liban libre, souverain et indépendant », a affirmé le secrétaire général du courant du Futur, soulignant que son parti « est fidèle au patriarche de la révolution du Cèdre ». « La dignité du cardinal Sfeir relève de notre dignité et de celle de tous les Libanais, musulmans et chrétiens », a-t-il ajouté par ailleurs, en allusion aux plaisanteries obscènes lancées récemment par l’ex-président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) Béchara Asmar au souvenir du patriarche maronite disparu.

Antoun Saad a pour sa part affirmé que « depuis son élection, le patriarche maronite avait un plan clair pour libérer le pays », soulignant qu’« il était convaincu que l’hégémonie syrienne n’allait prendre fin qu’à travers une unité nationale qui la combattra ». « Nasrallah Sfeir s’est ouvert aux milieux islamiques dans l’esprit de réaliser cette unité », a-t-il indiqué, rappelant que « sa première visite a été pour le mufti Hassan Khaled, à Dar al-Fatwa ».

Le biographe du patriarche maronite a par ailleurs lu des passages du premier tome de son ouvrage, évoquant « la division entre le cabinet de Sélim Hoss et le gouvernement militaire de Michel Aoun, ainsi que les pressions exercées sur Nasrallah Sfeir pour qu’il reconnaisse le cabinet de M. Aoun ». « En dépit de ces pressions, il n’a pas cédé, considérant que ce gouvernement ne satisfaisait pas les conditions de l’unité nationale ».

Pour le P. Abou Kassam, le prélat disparu « s’est adonné à l’action nationale et non aux questions politiques, œuvrant à ne pas prendre parti pour préserver les constantes nationales ». Le président du Centre catholique pour l’information a évoqué notamment « l’attachement du patriarche à la parité et au pacte national, et à l’action pour la réconciliation de la Montagne ».

Quant à Mohammad Sammak, il a comparé Nasrallah Sfeir, « patriarche du Liban unifié », au patriarche Élias Hoyek, « avec qui le Grand Liban avait vu le jour ». M. Sammak a par ailleurs indiqué que « le patriarche Sfeir avait une place particulière auprès du pape Jean-Paul II », notant que lors de sa visite au Liban, en 1997, le souverain pontife « avait réclamé qu’il l’accompagne dans ses déplacements, ce qui a constitué un précédent, puisque le pape ne l’avait jamais fait dans d’autres pays ».

C’est sous le thème « Sfeir, le patriarche du Message », en référence au terme utilisé par le pape Jean-Paul II pour évoquer la vocation du Liban à préserver l’unité dans la pluralité, que le courant du Futur a organisé hier un séminaire en hommage au patriarche maronite Nasrallah Sfeir, décédé le 12 mai. Le secrétaire général du parti, Ahmad Hariri, le biographe du patriarche disparu, Antoine Saad, le président du Centre catholique pour l’information, le P. Abdo Abou Kassam, et le secrétaire général du Comité national islamo-chrétien, Mohammad Sammak, ont mis tour à tour l’accent sur le rôle joué par Nasrallah Sfeir tant pour la défense de la souveraineté que pour sauvegarder l’entente entre les composantes religieuses.Prenant en premier la parole, M. Hariri a salué dans l’ancien chef...
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