Plusieurs personnalités politiques et religieuses, dont le représentant du Premier ministre et le mufti de la République, se sont recueillies hier devant la sépulture du mufti Hassan Khaled pour le trentième anniversaire de son assassinat. Photo ANI
l Saad Hariri, Premier ministre, sur Twitter : « Le destin a voulu que nous disions adieu au patriarche Sfeir le jour de la commémoration du martyre du mufti Hassan Khaled. L’histoire retiendra qu’ils étaient tous deux de grands hommes libanais, qui ont consacré leur vie à protéger le vivre-ensemble et à l’établissement d’un État indépendant. »
l Le cheikh Abdellatif Deriane, mufti de la République, devant la sépulture du mufti Hassan Khaled à Beyrouth, en présence du représentant du Premier ministre, l’ancien député Ammar Houry, de l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Walid Boukhari, et du député Fouad Makhzoumi : « L’assassinat du mufti Hassan Khaled est lié à ses tentatives de mettre un terme au conflit interne et à rétablir la stabilité au Liban. Il était conscient des dangers qui le guettaient à cause de ces efforts (…). Il avait notamment choisi de réunir régulièrement les hommes politiques à Dar el-Fatwa pour des concertations sur les moyens d’établir un cessez-le-feu (sans) l’emprise des seigneurs de guerre. (…) Il a coopéré avec la commission créée par les Arabes pour mettre fin à la guerre et s’était rendu au Koweït avec le patriarche maronite Nasrallah Sfeir (dont les obsèques se sont tenues hier, NDLR) pour une réunion à cette fin (…) avant d’être assassiné à son retour (…). »
l Walid Boukhari, ambassadeur d’Arabie saoudite, au cours de la même cérémonie : « C’est un souvenir douloureux qui revient aujourd’hui au Liban, et dans le monde arabe et islamique, puisque nous nous remémorons ensemble le mufti cheikh Hassan Khaled, martyr du message du Liban et de son arabité. »
l Roula Tabch Jaroudi, députée du bloc du Futur, sur Twitter : « Le mufti de la modération et de l’audace (…) est toujours présent avec nous par son indulgence, ses constantes, ses principes et sa bonne volonté. Nous nous souvenons toujours de celui qui tenait tête à l’oppresseur, soutenait les victimes d’injustices, aimait et défendait sa ville, Beyrouth, et sa patrie, le Liban (…). »
l Achraf Rifi, ancien ministre, sur Twitter : « Le mufti Hassan Khaled a été assassiné pour avoir tenu tête à la tutelle syrienne au Liban et jeté des ponts avec le patriarche Sfeir, incarnant modération et vivre-ensemble. Il savait qu’il était dans le viseur, mais a fait face fermement sans plier. L’anniversaire de son martyre poursuivra les assassins, aussi longtemps qu’il le faudra, et le Liban en sortira victorieux. »
l Hassan Mrad, ministre d’État pour le Commerce extérieur, de la Rencontre consultative (députés sunnites pro-8 Mars), sur Twitter : « Paix à l’âme de l’imam de l’unité le mufti Hassan Khaled (dont) nous commémorons les prises de position audacieuses et la défense continue du droit face aux despotes. »


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