Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil. Photo d'archives REUTERS/Mohamed Azakir
Le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil a abordé mercredi à Beyrouth avec son homologue hongrois Péter Szijjártó, la question du retour des près d'un million de réfugiés syriens qui se trouvent au Liban, après avoir fui la guerre qui ravage leur pays depuis 2011.
"Nous avons évoqué notre coopération pour renforcer l'idée d'un retour des déplacés dans leur pays, et nous sommes persuadés que les montants des aides internationales sont dépensés dans le but de maintenir ces déplacés là où ils sont (dans les pays d'accueil) et non pour favoriser leur retour chez eux", a dit Gebran Bassil, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue.
Le chef de la diplomatie libanaise a dans ce contexte également estimé que "le danger du terrorisme et de la crise des déplacés plane encore (sur le Liban)", soulignant que "la solution réside dans le retour de ces déplacés".
Le Liban accueille près d’un million de réfugiés syriens, et la question de leur retour fait polémique sur la scène politique locale. Certains responsables, notamment le chef de l’État Michel Aoun, appellent à organiser leur retour vers la Syrie, estimant que ce pays quasi-entièrement reconquis par les forces du régime est désormais "sûr". Le président Aoun avait récemment dit "attendre impatiemment que l’Union européenne change de position et facilite le retour des réfugiés pour que nous ne soyons pas contraints de prendre des mesures pour organiser ce retour en coopération avec le gouvernement syrien".
Sur un autre plan, Gebran Bassil a souligné que le Liban a "lancé un processus de coopération économique avec la Hongrie et a proposé une ligne aérienne directe entre les deux pays, ainsi que la facilitation des formalités de visas".


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