Rechercher
Rechercher

Diplomatie

Aoun menace l’UE de coordonner avec Damas le retour des réfugiés

Le chef de la diplomatie espagnole a été reçu hier à Baabda, Aïn el-Tiné et au Grand Sérail.

Le chef de l’État et la délégation diplomatique emmenée par le ministre espagnol des Affaires étrangères. Photo Dalati et Nohra

En visite au Liban, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell Fontelles, a effectué hier une tournée auprès des trois présidents dans le but de renforcer le partenariat entre le Liban et l’Espagne, notamment sur le dossier de l’exploitation des hydrocarbures offshore.

À Baabda, sa rencontre avec le président de la République Michel Aoun a été aussi l’occasion pour ce dernier d’exprimer sa « désolation » à l’égard de la position de l’Union européenne qui « n’encourage pas le retour des réfugiés syriens, (…) en dépit du retour de la stabilité sur la plus grande partie du territoire de leur pays, d’une part, et des déclarations des responsables syriens souhaitant la bienvenue à ceux qui souhaitent rentrer, de l’autre ».

Le chef de l’État a dit « attendre impatiemment que l’Union européenne change de position et facilite le retour des réfugiés pour que nous ne soyons pas contraints de prendre des mesures pour organiser le retour en coopération avec le gouvernement syrien ».

Son interlocuteur l’a assuré de « la solidarité » de l’Espagne avec le Liban dans la gestion de la présence des réfugiés.

Au Grand Sérail, le Premier ministre Saad Hariri a pu échanger avec le ministre sur le travail du contingent espagnol de la Finul, en présence de l’ancien ministre Ghattas Khoury.

Le Premier ministre égyptien

Par ailleurs, le Premier ministre égyptien Moustapha Madbouli a conclu hier sa visite officielle de trois jours. À Baabda, il a salué les « prises de position historiques » du président Aoun qui, de son côté, a appelé à « une action arabe rapide qui empêche qu’il y ait davantage de secousses dans la région ».

Le responsable égyptien a en outre coprésidé avec le Premier ministre Hariri les réunions du Haut Comité égypto-libanais, ayant vu la signature d’accords relatifs aux secteurs des télécommunications et de l’industrie.

Berry à Paris après le ramadan ?

À Aïn el-Tiné, le responsable égyptien a assuré que son pays « continuera de soutenir le Liban dans tout ce qu’il demande ». Il n’a pas manqué de saluer le président de la Chambre Nabih Berry en tant que « grande figure valorisée par tous les Arabes ». Le chef du législatif avait également reçu le chef de la diplomatie espagnole.

Sur un autre plan, M. Berry préparerait une visite officielle à Paris et une rencontre avec le président français Emmanuel Macron, selon des sources proches de Aïn el-Tiné citées par l’agence d’information al-Markaziya. La date exacte de la visite, prévue pour l’après-ramadan, n’a pas encore été fixée et serait tributaire de la date de la visite de M. Macron à Beyrouth si celle-ci devait se confirmer.


En visite au Liban, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell Fontelles, a effectué hier une tournée auprès des trois présidents dans le but de renforcer le partenariat entre le Liban et l’Espagne, notamment sur le dossier de l’exploitation des hydrocarbures offshore.

À Baabda, sa rencontre avec le président de la République Michel Aoun a été aussi...

commentaires (4)

On peut dire bye bye à CEDRE

Bery tus

05 h 15, le 05 mai 2019

Tous les commentaires

Commentaires (4)

  • On peut dire bye bye à CEDRE

    Bery tus

    05 h 15, le 05 mai 2019

  • ON S,EST ALIENE LES AMERICAINS ET MAINTENANT ON S,ALIENE LES EUROPEENS CAD TOUS LES PAYS DONT LE LIBAN A BESOIN POUR LE SOUTENIR POLITIQUEMENT, ECONOMIQUEMENT ET MEME MILITAIREMENT. ET ON S,APPROCHE DES PAYS SANS SOULIERS EN FAILLITE. MESSIEURS FAITES DE LA POLITIQUE ET NON DE LA DEMAGOGIE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 25, le 04 mai 2019

  • IL EST TRES REGRETTABLE SI AU PLUS HAUT NIVEAU ON IGNORE QUE LE REGIME SYRIEN NE VEUT PAS LE RETOUR DES REFUGIES ET PIRE QUE LES REFUGIES NE VEULENT PAS RETOURNER SANS DES GARANTIES INTERNATIONALES. PEUT-ON LES EXPULSER PAR FORCE VERS LA SYRIE ? J,EN DOUTE FORT ! ALORS SOYONS RAISONNABLES, PARLONS AVEC LOGIQUE. LE PROBLEME EST TRES GRAND POUR L,UTILISER EN DEHORS DE SON CADRE HUMANITAIRE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 03, le 04 mai 2019

  • APRES CELA, GARE A EUX !

    gaby sioufi

    11 h 14, le 04 mai 2019