Le bloc parlementaire du courant du Futur a dénoncé hier une « campagne de manipulation » de l’opinion publique alors que les fonctionnaires et autres corps constitués ont lancé des mouvements de grève contre les mesures d’austérité que contient l’avant-projet de budget pour l’exercice 2019.
Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion hebdomadaire, le bloc a dénoncé « la campagne suspecte contre le gouverneur de la Banque du Liban (BDL) et le secteur bancaire, qui contribue à déformer la réalité et à monter l’opinion publique contre les politiques monétaire et financière », mettant en cause « la logique populiste qui prévaut sur les questions économiques ». « Inciter à battre le pavé et à paralyser les institutions ne réglera pas la vraie cause des problèmes », a estimé le bloc parlementaire.
Les députés du Futur ont également mis en garde contre les appels à la « violence révolutionnaire », appelant les formations et les responsables politiques à « cesser les surenchères dans la défense des personnes à revenus modestes et de la classe moyenne », en référence notamment au Hezbollah.


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