Photo archives « L’OLJ »
Comme il est devenu de coutume au Liban depuis plusieurs années déjà, une campagne est lancée à la veille du mois de ramadan à l’intention des personnes diabétiques qui désirent observer le jeûne durant ce mois sacré, les invitant ainsi à prendre l’avis de leur médecin traitant et de suivre ses recommandations à la lettre. À juste titre, puisque bien que ces personnes soient exemptées du jeûne, elles sont plus de 116 millions dans le monde à vouloir l’observer quand même. Or les longues heures de jeûne, les changements des habitudes alimentaires et des horaires de prises des médicaments pourraient entraîner de nombreuses complications comme une hypoglycémie ou une hyperglycémie (en cas de diabète de type 1), une acidocétose (un coma suite à une hyperglycémie sévère non traitée) et une déshydratation.
C’est pour sensibiliser les personnes diabétiques à ces dangers et aux moyens de réduire dans la mesure du possible le risque des complications liées au jeûne, le ministère de la Santé publique a lancé récemment cette campagne menée en partenariat avec la Société libanaise d’endocrinologie, de diabète et des lipides, ainsi que les laboratoires Sanofi et MSD.
Aussi il est conseillé de :
– Mesurer fréquemment son taux de sucre dans le sang. Il est impératif de rompre le jeûne si celui-ci est très bas (inférieur à 70 mg/dl) ou très élevé (supérieur à 300 mg/dl).
– Continuer à exercer une activité physique, à condition de faire son sport une heure après l’iftar et non pas durant les heures de jeûne.
– Sur le plan nutritionnel, il est conseillé de respecter le régime alimentaire prescrit par le médecin traitant ; d’éviter les repas lourds (fritures, matières grasses, sucreries…), les boissons sucrées et la caféine ; de favoriser les aliments à index glycémique bas c’est-à-dire qui ne font pas hausser rapidement le taux de sucre dans le sang comme les légumineuses, le riz, les pâtes complètes ; de favoriser les aliments riches en fibres et les légumes ; de boire beaucoup d’eau.
– De prendre le repas de la rupture du jeûne (souhour) le plus tard possible.
Il convient de signaler que les personnes à haut risque doivent s’abstenir de jeûner. Il s’agit principalement des diabétiques de type 1, des diabétiques qui ont des épisodes récurrents d’hypoglycémie, des personnes dont le diabète est associé à une hypercholestérolémie et/ou une hypertension, des femmes enceintes, des diabétiques présentant une insuffisance rénale, des personnes diabétiques ayant des complications cardiaques ou ayant eu un AVC.
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