Avant l’inauguration officielle aujourd’hui, une cérémonie a été organisée hier au musée de l’Indépendance en présence de l’ancien président de la République et ex-chef des Kataëb, Amine Gemayel, et du patriarche Béchara Raï, pour la bénédiction des lieux par le chef de l’Église maronite. Étaient également présents Joyce Gemayel, le chef actuel des Kataëb, Samy Gemayel, la veuve de l’ancien ministre Pierre Gemayel, Patricia, les députés Farid el-Khazen et Élias Hankache, les vice-présidents et les membres du conseil politique du parti.
« Le musée expose l’histoire moderne du Liban, mais également celle des Kataëb, et pour le parti, ce musée est un témoin, un rappel et un outil d’avertissement. Il est le témoin de l’histoire culturelle et politique du Liban, un rappel du Liban-message et un instrument qui met en garde contre les conséquences d’un divorce de ce passé », a affirmé M. Gemayel dans son intervention.
Après avoir rappelé que les moyens de communication se sont multipliées, en allusion aux réseaux sociaux, l’ancien président a fait remarquer qu’« aujourd’hui, le rapprochement, la communication et les efforts pour faire primer l’intérêt du pays font défaut alors que l’obstination, l’esprit vindicatif, l’absence de transparence et de bonne gouvernance, l’improvisation et le vide politique, intellectuel, culturel, pédagogique, militant et social sont légion ».
Pour sa part, Mgr Raï a relevé que « si les Kataëb ont choisi d’être dans l’opposition, c’est pour préserver le Liban, sa dignité, son message et sa valeur ». « Nous nous inclinons devant la mémoire des 5 000 martyrs Kataëb tombés pour le Liban. Sans eux, nous ne serions pas là aujourd’hui », a-t-il ajouté, se félicitant de l’aménagement du musée « qui garde vive la mémoire du Liban (…) alors qu’aujourd’hui, la vérité est oubliée parce que nous pâtissons des allégeances à d’autres pays ».


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