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Auto

La fin du moteur thermique représentera un gouffre financier pour les États...

Rapport
OLJ
13/04/2019

La fin des voitures essence et diesel, annoncée par la France à l’horizon 2040, est « réalisable » et permettra « une très forte réduction des émissions de CO2 », mais son coût atteindra « plusieurs centaines de milliards d’euros » sur 20 ans, estime un rapport parlementaire français présenté récemment.

Selon un scénario médian, les émissions de CO2 seront « divisées par cinq entre aujourd’hui et 2040 », mais « les coûts associés à cette transition sont très élevés, de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros cumulés sur une période de 20 ans » pour les collectivités publiques et les entreprises, note ce rapport de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst). Le plus gros impact financier serait « la disparition progressive » des taxes sur les produits pétroliers, liée à l’essor des véhicules électriques ou hybrides. Sur la seule année 2019, ces taxes doivent rapporter 37,7 milliards d’euros. Ces recettes alimentent à la fois les budgets de l’État (français) et des collectivités territoriales.

Parallèlement, « les coûts liés à la mise en place de l’infrastructure nécessaire » pour la recharge des véhicules électriques sont évalués entre 30,7 et 108 milliards d’euros, selon les scénarios étudiés par deux organismes de recherches, le CEA et l’IFP-EN, sollicités par les parlementaires. L’un de ces scénarios prévoit l’émergence de voitures à hydrogène en plus des voitures électriques à batterie.

L’Opecst devait étudier les scénarios technologiques pour atteindre l’objectif d’un arrêt de la commercialisation de voitures particulières essence ou diesel en 2040, annoncé en juillet 2017 par le gouvernement français pour respecter l’accord de Paris. « Nous pensons que le double objectif d’une très forte réduction des émissions de CO2 et d’une disparition des motorisations purement thermiques est réalisable pour les véhicules particulières d’ici à 2040 », ont déclaré les rapporteurs Huguette Tiegna et Stéphane Piednoir, lors d’une récente conférence de presse. Parmi leurs recommandations, les parlementaires proposent de « protéger le marché européen » des batteries, aujourd’hui entre les mains des pays asiatiques (Chine, Corée du Sud, Japon), en définissant des critères de qualité environnementale pour ces équipements qui représentent entre 35 % et 50 % de la valeur d’un véhicule électrique.

Le rapport estime également que les pouvoirs publics devraient renforcer les efforts pour développer les points de recharge et maintenir les aides à l’achat sur les véhicules électriques tant que leur prix n’aura pas baissé. Parmi les autres recommandations :

« La création, sur le modèle de l’étiquette énergie pour les logements, d’un label permettant aux consommateurs de visualiser simplement, pour un véhicule, son coût total de possession et ses émissions tout au long de la vie. »

Par ailleurs, il y a fort à parier que les coûts de cette transition technologique du carburant fossile à l’électrique seront tout aussi prohibitifs partout dans le monde.

Sources : agences

et rédaction

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