Le président libanais Michel Aoun (droite) recevant le 12 avril 2019 au palais de Baabda des membres du Congrès US. Photo Dalati et Nohra
Le président libanais Michel Aoun a indiqué, vendredi, en recevant une délégation de membres du Congrès américain, que les compagnies américaines pouvaient participer au deuxième appel d'offres pour l'exploitation des ressources d'hydrocarbures offshore, alors qu'elles ne l'avaient pas fait au premier appel d'offres.
Le 4 avril dernier, Beyrouth a annoncé le lancement d'un deuxième appel d'offres pour l'exploration de cinq nouveaux blocs, invitant les consortiums internationaux à déposer leurs offres d'ici janvier 2020. A l'issue d'un premier appel d'offres, auquel aucune entreprise américaine n'avait pris part, le Liban a conclu un accord l'an dernier avec le consortium composé de Total, de l'italien ENI et du russe Novatek, sur deux blocs adjacents aux fonds-marins israéliens, dont un bloc situé dans une zone contestée par Israël.
Le chef de l'Etat a par ailleurs répété devant la délégation américaine que le Liban refusait catégoriquement la souveraineté d’Israël sur le plateau occupé du Golan syrien après la décision des Etats-Unis de le faire, rappelant que ce territoire comprend les hameaux de Chebaa et les collines de Kfar Chouba qui appartiennent au Liban.
Dans son discours lors du 30e sommet de la Ligue arabe à Tunis, fin mars, le président Aoun avait dénoncé la décision US, affirmant qu'elle menaçait "la souveraineté d'un pays frère, mais également celle de l’État libanais ". Les pays arabes ont ensuite dénoncé cette décision dans leur communiqué final, tout en soulignant "la libanité des fermes de Chebaa et des hauteurs de Kfar Chouba", territoires qui sont considérés par la communauté internationale comme faisant partie du Golan syrien occupé par Israël.


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