Si le candidat démocrate Bernie Sanders remporte la présidentielle états-unienne de 2020, il aura 80 ans durant la première année de son mandat (déjà qu’il n’a pas l’air très en forme). Si l’ex-vice-président démocrate Joe Biden se jette lui aussi dans la mêlée et s’il est élu, il aura 80 ans durant la deuxième année de son mandat. Les deux ne pourraient même aspirer au poste de vice-président, mais ils convoitent la fonction suprême. Pas un seul président états-unien n’a atteint l’âge de 80 ans, et voilà que Sanders et Biden pourraient l’atteindre au début de leur premier mandat. Et s’ils font un second mandat, ils risquent de le terminer en chaise roulante. Ne devraient-ils pas laisser la place à plus jeune et plus fringant qu’eux ?
Les vieux chefs politiques sont fréquents dans les démocratures et les dictatures, parce qu’ils ne veulent pas laisser leur place. Pensons au président algérien Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, affaibli en outre par un AVC. Mais ils sont rarissimes dans les démocraties, parce que 80 ans, c’est l’âge où il faut ralentir, c’est souvent l’âge du déclin physique (et parfois mental).
L’âge de la retraite obligatoire pour les juges de la Cour suprême de Pologne est de 70 ans. Au Canada, il est de 75 ans. Ce n’est pas pour rien. Rappelons finalement que l’espérance de vie en 2017 pour les hommes aux États-Unis était de 76,1 ans.
Sylvio LE BLANC
Montréal, Québec
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"parce que 80 ans, c’est l’âge où il faut ralentir", les exemples illustres qui ne confirment pas la règle : le (ou peut être les) papes, Mao, E2 de grande Bretagne,et tout proche de nous à baabda, Aoun
21 h 27, le 03 avril 2019