Plus de 300 exposants participent à cette 26e édition d’Horeca. Photo tirée de la page Facebook du Salon professionnel.
Le ministre du Tourisme, Avédis Guidanian, et celui des Télécoms, Mohammad Choucair, ont inauguré hier la 26e édition du Salon professionnel Horeca, dédié à l’hôtellerie et la restauration.
Pas moins de 300 exposants locaux et internationaux venus d’une quinzaine de pays (Arabie saoudite, Bulgarie, Chypre, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Indonésie, Italie, Koweït, Pologne, Sri Lanka et Turquie) et représentant plus de 2 500 marques ont investi le Seaside Arena de Beyrouth (l’ancien BIEL) pour accueillir les 18 000 visiteurs attendus par les organisateurs jusqu’à vendredi. Gratuite pour les professionnels du secteur préenregistrés, l’entrée du Salon est payante pour les autres visiteurs.
Le chef corse Christophe Bacquié, un des deux nouveaux entrants avec le Haut-Savoyard Marc Veyrat dans la liste des restaurants trois étoiles du guide Michelin en 2018, fait partie des invités de marque du Salon. Une dizaine de concours, notamment culinaires, sont également au programme. Annoncé pour l’inauguration, le ministre de l’Économie et du Commerce, Mansour Bteich, doit en principe se rendre au Seaside Arena cet après-midi.
Contrastes en 2018
Le secteur touristique libanais a connu une année 2018 plutôt satisfaisante avec 1 963 917 visiteurs enregistrés, un nombre en hausse de 5,8 %, poussé notamment par les touristes en provenance des pays européens (36 % du total, soit +10,4 % en un an). Le taux d’occupation des hôtels 4 et 5 étoiles dans la capitale a progressé de 1,4 point à 65,1 % en un an, selon le cabinet Ernst & Young. Les dépenses détaxées des touristes ont pour leur part augmenté de 6,5 % selon Global Blue, une société suisse spécialisée dans la restitution de la TVA sur leurs achats.
Ces chiffres cachent néanmoins certaines contre-performances : les plages ont par exemple été moins fréquentées pendant l’été – au profit de la montagne –, ce qui a entraîné une baisse de l’activité des restaurants, boîtes de nuit et cafés qui en dépendent, selon le syndicat qui les représente. La hausse de la fréquentation touristique n’a pas non plus bénéficié aux commerçants, les ventes de détail – hors carburant – ayant reculé de 5,18 % sur l’année, selon l’indice de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) et de la Fransabank. L’année en cours pourrait enfin être celle du grand retour des touristes des pays du Conseil de coopération du Golfe, suite à la décision saoudienne de lever l’interdiction pour ses ressortissants de se rendre au Liban. Le 19 mars, le Premier ministre Saad Hariri avait ainsi indiqué que plus de 12 000 touristes saoudiens s’étaient rendus au Liban pendant le mois suivant la décision de Riyad.
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