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Aoun: La décision de Trump sur le Golan constitue "un jour noir"

Le président libanais, Michel Aoun, en compagnie du président de la Douma, Viatcheslav Volodyne, le 26 mars 2019 à Moscou. Photo Twitter/@LBpresidency

Le chef de l'Etat Michel Aoun a déclaré mardi depuis Moscou, où il poursuit sa visite officielle, que la décision du président américain Donald Trump sur le Golan constituait "un jour noir" pour le monde et "un acte arbitraire" contraire à la légalité internationale.

"La décision du président américain d'accorder à Israël le droit d'annexer le Golan représente un jour noir auquel assiste le monde et constitue un acte arbitraire en contradiction avec la légalité internationale qui réglemente les questions de frontières entre Etats", a déclaré le président Aoun lors d'un entretien avec le président de la Douma, Viatcheslav Volodyne, selon le compte Twitter de la présidence.

Il a par ailleurs indiqué que sa visite en Russie, où il doit rencontrer mardi le président Vladimir Poutine, "constitue une nouvelle étape dans les relations libano-russes qui renforce la coopération et l'amitié entre les deux pays".Evoquant la présence des réfugiés syriens au Liban, il a en outre estimé qu'il est "dans l'intérêt de l'Europe de régler le problème des déplacés, car la situation économique difficile au Liban va pousser ces déplacés à trouver des pays d'accueil alternatifs, et leur première destination sera l'Europe".


Le dossier des réfugiés syriens est au centre des discussions entre les deux pays, le Liban accueillant plus d'un million de déplacés depuis le début du conflit en Syrie en 2011. La Russie avait annoncé en juillet dernier, à l'issue du sommet de Helsinki qui avait réuni Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump, une initiative pour un retour massif des réfugiés syriens de Liban et de Jordanie. Mais celle-ci est restée lettre morte en raison notamment de l'absence de financement.

La Syrie, son allié russe ainsi que plusieurs Etats arabes ont rejeté la décision des Etats-Unis de reconnaître la "souveraineté" d'Israël sur la partie occupée du Golan syrien, Damas qualifiant les Etats-Unis de "premier ennemi des Arabes".

Israël a conquis une grande partie du Golan syrien (1.200 km2) lors de la guerre israélo-arabe de 1967, avant de l'annexer en 1981. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. Le Kremlin a fait savoir aujourd'hui que cette question sera abordée lors de l'entretien entre le président Aoun et son homologue russe, Vladimir Poutine.

Pour sa part, le président de la Douma, cité par la présidence libanaise, a exprimé sa volonté de coopérer avec les parlementaires libanais et leur a adressé une invitation par le biais du président Aoun pour participer à la conférence internationale sur le développement qui se tiendra à Moscou en septembre.

Avant son entretien avec M. Volodyne, le président Aoun a déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu à Moscou.

Le président Aoun est notamment accompagné du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil.

Hier, le président Aoun avait d'abord rencontré une délégation d'hommes d'affaires russes et affirmé durant ses entretiens que le Liban avait "un rôle clé" dans la reconstruction de la Syrie. Les hommes d'affaires russes ont fait savoir qu'ils étaient "prêts à contribuer au plan de développement économique du Liban, en participant à plusieurs projets économiques mis en place par le gouvernement libanais, notamment dans les domaines de l'énergie, du pétrole, du gaz, de l'eau, de la reconstruction et des infrastructures".

M. Aoun avait conclu sa journée par une rencontre avec des Libanais installés en Russie.  Il a promis d'œuvrer au "renforcement des liens entre la diaspora libanaise et le Liban".

Le chef de l'Etat Michel Aoun a déclaré mardi depuis Moscou, où il poursuit sa visite officielle, que la décision du président américain Donald Trump sur le Golan constituait "un jour noir" pour le monde et "un acte arbitraire" contraire à la légalité internationale."La décision du président américain d'accorder à Israël le droit d'annexer le Golan représente un jour noir auquel assiste le monde et constitue un acte arbitraire en contradiction avec la légalité internationale qui réglemente les questions de frontières entre Etats", a déclaré le président Aoun lors d'un entretien avec le président de la Douma, Viatcheslav Volodyne, selon le compte Twitter de la présidence.Il a par ailleurs indiqué que sa visite en Russie, où il doit rencontrer mardi le président Vladimir Poutine, "constitue une nouvelle étape...