L'émissaire de l’ONU en Syrie, Geir Pedersen (g), reçu jeudi par le président du Parlement Nabih Berry à Aïn el-Tiné. Photo Ani
Le président du Parlement, Nabih Berry, a assuré jeudi à l'émissaire de l’ONU en Syrie, Geir Pedersen, qu'il a reçu à Aïn el-Tiné, qu'il était "dans l'intérêt du Liban et de Syrie" de voir les réfugiés syriens rentrer dans leur pays. M. Berry a évoqué avec M. Pederson, qui vient d'effectuer une visite en Syrie, les développements au Liban et dans la région, et notamment le dossier des réfugiés syriens, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). "Le Liban et la Syrie ont intérêt à voir les déplacés rentrer en Syrie au plus tôt", a déclaré M. Berry, assurant que ceux qui ont déjà pris le chemin du retour ont été bien accueillis dans leur patrie.
Le président Michel Aoun avait déjà évoqué le dossier des réfugiés syriens lors de discussions avec l’émissaire de l’ONU en Syrie, mercredi. Le chef de l’Etat a profité de cette rencontre pour réitérer son appel à un retour des réfugiés dans leur pays et mettre en garde contre l’incapacité du Liban à supporter davantage leur présence. La réponse de M. Pedersen, elle, est venue rappeler que la communauté internationale continue de lier le retour des réfugiés à une solution politique en Syrie.
Le Liban accueille près d’un million de réfugiés syriens, et la question de leur retour fait polémique sur la scène politique libanaise. Certains responsables, et notamment Michel Aoun, appellent à organiser le retour de ces réfugiés vers la Syrie, estimant que le pays quasi-entièrement reconquis par les forces du régime est désormais "sûr". D'autres calquent leur point de vue sur celui de la communauté internationale et appellent à un règlement politique du conflit avant d'assurer ce retour.


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