Liban

Pompeo vendredi prochain à Beyrouth, porteur d’un dossier lourd, celui du Hezbollah

Diplomatie
OLJ
16/03/2019

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, est attendu la semaine prochaine à Beyrouth dans le cadre d’une tournée proche-orientale qu’il entamera au Koweït et qui doit également le mener en Israël puis dans la capitale libanaise.

« Le secrétaire d’État fera une nouvelle tournée au Moyen-Orient du 19 au 23 mars, s’arrêtant d’abord au Koweït pour un “dialogue stratégique” avec ce pays du Golfe, puis à Jérusalem et enfin à Beyrouth », a annoncé hier son porte-parole, Robert Palladino. Le chef de la diplomatie américaine devrait arriver au Liban vendredi.

Parallèlement, le département d’État a précisé dans un communiqué l’ordre du jour des discussions de M. Pompeo dans les trois capitales. « À Beyrouth, le secrétaire d’État rencontrera les dirigeants libanais pour discuter des défis politiques, sécuritaires, économiques et humanitaires auxquels le Liban est confronté », selon le texte qui ajoute que « la visite du secrétaire d’État soulignera le soutien des États-Unis au peuple libanais et aux institutions officielles légitimes du Liban ».

La prospection pétrolière et gazière offshore sera sans doute au menu des entretiens du dirigeant américain à Beyrouth, surtout qu’en Israël, deuxième étape de sa tournée, il doit participer à une réunion avec des dirigeants israéliens, chypriotes et grecs pour « discuter des principaux problèmes d’énergie et de sécurité auxquels est confrontée la région de la Méditerranée orientale ».

Mais le dossier le plus lourd que le chef de la diplomatie américaine portera avec lui à Beyrouth reste sans doute celui du Hezbollah. Les États-Unis, qui ont aggravé leurs sanctions économiques sur ce parti, ont à maintes reprises mis en garde le Liban contre la politique expansionniste suivie par la formation de Hassan Nasrallah et son emprise sur la scène politique locale. Ce message a été notamment véhiculé aux dirigeants libanais par le sous-secrétaire d’État aux Affaires politiques, David Hale, en janvier dernier, et, plus récemment, par le sous-secrétaire d’État américain pour le Proche-Orient, David Satterfield, reçu au début du mois à Beyrouth dans le cadre des préparatifs de la tournée proche-orientale de Mike Pompeo. Les responsables américains, qui multiplient dans le même temps les messages et les démarches de soutien au Liban officiel, ont clairement fait comprendre à leurs interlocuteurs libanais qu’ils sont intransigeants sur la question du Hezbollah. « Nous adapterons notre politique en fonction des choix qui seront faits par le Liban, choix qui seront, nous l’espérons, positifs dans l’intérêt du Liban et de son peuple, et pas dans l’intérêt de parties étrangères », en l’occurrence l’Iran, avait martelé David Satterfield à Beyrouth, alors qu’au Caire, où il se trouvait en janvier, Mike Pompeo avait sans ambages affirmé que son pays « n’acceptera plus le statu quo imposé par le Hezbollah au Liban où sa présence reste majeure ».

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