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Moyen Orient et Monde

Le pouvoir cherche à convaincre à la veille d’un vendredi test

Algérie
OLJ
15/03/2019

Le pouvoir en Algérie tentait hier, avec difficulté, de convaincre la rue du bien-fondé de la prolongation sine die du mandat du président Abdelaziz Bouteflika et de son plan de réformes, à la veille d’un vendredi décisif pour le mouvement de contestation populaire. Le pays est le théâtre depuis le 22 février de manifestations contre le président Bouteflika, d’une ampleur inédite depuis son arrivée au pouvoir il y a 20 ans, déclenchées par sa décision de briguer un 5e mandat malgré une santé défaillante.

Sous la pression croissante de la rue, le chef de l’État a renoncé lundi à se présenter et a reporté la présidentielle prévue le 18 avril, prolongeant de fait son mandat actuel jusqu’à la fin d’une prochaine « conférence nationale » chargée de réformer le pays et d’élaborer une nouvelle Constitution.

Hier, face à la presse, le nouveau Premier ministre Noureddine Bedoui – qui a remplacé lundi le très impopulaire Ahmed Ouyahia – et son vice-Premier ministre Ramtane Lamamra ont tenté durant 90 minutes de promouvoir les décisions du chef de l’État, qui n’ont pas calmé la colère ces derniers jours. « Nous avons entendu le message de la jeunesse algérienne », et « les revendications de la rue » fixeront le cap du futur gouvernement, a assuré M. Bedoui. Sa composition sera dévoilée « au plus tard la semaine prochaine » et il s’agira d’une équipe de « technocrates », puisant dans les « jeunes compétences, hommes et femmes », dont dispose l’Algérie, a-t-il précisé. « Il faut sortir de cette crise de manière calme et en veillant à la stabilité du pays », a-t-il poursuivi, en appelant à plusieurs reprises au « dialogue ».

M. Bedoui, préfet de carrière jusqu’ici ministre de l’Intérieur – que le quotidien el-Watan qualifiait il y a quelques mois de « ministre de la Répression » –, est souvent apparu à la peine pour répondre concrètement aux questions des journalistes. Il a justifié par la « volonté du peuple » le report de la présidentielle et l’extension par le chef de l’État de son mandat – des décisions jugées illégales voire inconstitutionnelles par de nombreux observateurs. « Il n’y a rien au-dessus de la volonté du peuple », a-t-il argué.

MM. Bedoui et Lamamra ont au final peiné à convaincre. « À quoi sert cette conférence de presse ? » leur a demandé un journaliste. « Vos réponses ont jusqu’ici été hors sujet, vous ne donnez pas l’impression de vouloir répondre aux questions (...) du peuple. »

Source : AFP

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