Le président de la commission parlementaire des Finances et du budget, Ibrahim Kanaan. Photo Ani
Le président de la commission parlementaire des Finances et du budget, Ibrahim Kanaan, qui travaille depuis plusieurs jours sur le dossier des recrutements abusifs dans la fonction publique, a rappelé mercredi que les chiffres qui circulent sur le sujet étaient "en cours de vérification".
"Afin d'empêcher la politisation de ce dossier et de protéger le véritable travail de réforme entamé par le Parlement, je veux réaffirmer que les informations et les chiffres qui circulent sur le recrutement et qui ont été communiqués par les instances de surveillance sont en cours de vérification sur le plan juridique en attendant la publication du rapport final de la commission qui doit encore obtenir des clarifications", a écrit M. Kanaan sur son compte Twitter.
Par ailleurs, le ministre des Télécoms, Mohammad Choucair, entendu lundi par la commission lors d'une réunion consacré aux embauches réalisées par le ministère des Télécoms et Ogero (l’organisme public chargé de gérer le secteur des télécoms durant cette période), s'est exprimé au Parlement dans la journée. "Nous sommes en train d'examiner les dossiers de 500 personnes engagées par les compagnies de téléphonie mobile Alfa et MTC qui ne travaillent afin de les transférer dans différents ministères", a déclaré M. Choucair. "Tout le monde a participé au recrutement de 452 employés à Ogero après le vote de l'échelle des salaires. L'organisme a besoin de leurs services", a-t-il ajouté.
La commission des Finances est actuellement en train d’examiner les données fournies par l’Inspection centrale et le Conseil de la fonction publique, recensant les effectifs des différentes administrations, collectivités ou établissements publics. Selon la commission, ces données révèlent que près de 5 000 postes ont ainsi été créés depuis août 2017, soit après l’entrée en vigueur de la loi n° 46 officialisant la hausse de la grille des salaires de la fonction publique. Or l’article 21 de ce texte imposait un gel des recrutements pendant deux ans, sauf besoins exceptionnels devant être dûment explicités et motivés. Ce gel fait partie des mesures que le gouvernement s’est engagé à prendre en vue de baisser son déficit public, l’une des principales conditions de la communauté internationale, afin que le Liban puisse bénéficier des fonds de la conférence de Paris (CEDRE).


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