Akram Chehayeb.
La décision s’inscrit sans aucun doute dans le cadre de la nouvelle vogue de lutte contre la corruption et la dilapidation des deniers de l’État. Hier, les ministres de l’Éducation et de l’Industrie, Akram Chehayeb et Waël Bou Faour, relevant tous deux du Parti socialiste progressiste, ont annoncé, dans un communiqué conjoint, avoir interdit les voyages effectués, aux frais de l’État, par les fonctionnaires relevant de leurs administrations respectives. L’initiative, prise sur l’impulsion du PSP, porte notamment sur les déplacements à l’étranger de fonctionnaires invités à prendre part à des chantiers de formation, des conférences ou de réunions. Les deux ministres ont justifié leur décision par le fait que les représentants du Liban dans les différentes ambassades à travers le monde pouvaient facilement assister aux conférences ou autres événements intéressant le Liban et soumettre leur rapport aux ministères concernés. La nouvelle décision s’applique à la direction générale des deux ministères ainsi qu’aux différentes instances relevant de leurs départements telles que les directions générales de l’enseignement supérieur et de l’enseignement technique, la direction administrative, le Centre de recherches et de développement pédagogique (CRDP ) pour le secteur de l’Éducation.. Pour l’Industrie, la décision est valable pour l’Institut de recherche industriel, l’Institut libanais de normalisation – Libnor (institution chargée d’élaborer des normes libanaises dans tous les secteurs), ainsi que « toute autre administration relevant des secteurs de l’Éducation et de l’Industrie ».
Selon une source proche du dossier, lors de sa seconde réunion, le Conseil des ministres avait avalisé plusieurs points relatifs aux dépenses occasionnées par des fonctionnaires lors de voyages à l’étranger pour assister à des conférences. « Il s’agit d’une attitude pour le moins surprenante à un moment où l’exécutif claironne sur tous les toits sa volonté de rationaliser les dépenses et de pratiquer l’austérité économique pour mettre fin à la dilapidation », indique la source.
En décembre dernier, le PSP avait déjà appelé les responsables à « prendre des mesures d’austérité et à réduire les dépenses publiques superflues », estimant que la corruption dans le pays a atteint « des niveaux sans précédent ». Au cours d’une réunion, le PSP avait longuement évoqué la situation socio-économique et discuté des solutions à adopter pour sortir de la crise, préconisant la nécessité de lancer des réformes de grande envergure dans les administrations publiques et prendre des mesures d’austérité en vue notamment de diminuer les dépenses publiques superflues. Le lendemain, une délégation du PSP devait remettre au président de la République libanaise, Michel Aoun, un plan définissant la vision du PSP pour la relance économique du pays.


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Qu'en est-il des délégations ministérielles ou autres qui coomprennent traditionnellement moult membres inutiles de l'administration, de la famille et du club de likha, sans oublier leurs amis "les amis des insectes" et ceux du mouvement " Pour la zappette entre les mains de la femme"!
11 h 39, le 08 mars 2019