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Liban - Communautés

Raï appelle les responsables à « arrêter d’appauvrir le peuple »

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, prononçant son homélie en la cathédrale Saint-Étienne (Estephan) de Batroun. Photo ANI

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a appelé hier dans son homélie, prononcée en la cathédrale Saint-Étienne de Batroun (Liban-Nord), les responsables à « arrêter d’appauvrir et de priver le peuple ».

« Notre peuple est privé des moyens les plus élémentaires de vivre en toute dignité, notamment en ce qui concerne une nourriture saine, les soins de santé, le travail, le logement et l’éducation », a regretté Mgr Raï. Il a dans ce contexte « demandé au pouvoir politique d’arrêter d’appauvrir et de priver le peuple ». « Comment le gouvernement peut-il tenir ses promesses, alors qu’il fait subir au Trésor de nouvelles dépenses onéreuses, sans présenter de plan pour limiter la dette publique, sans clôturer les comptes de l’État, sans mettre un terme à la corruption? » s’est-il interrogé.

La dette publique brute libanaise a atteint 85,1 milliards de dollars fin 2018, en hausse de 7 % en glissement annuel. Le dernier bilan financier annuel voté au Liban était celui de 2003 (voté en 2005), alors que selon l’article 87 de la Constitution, le budget d’une année ne peut être publié avant que le bilan arrêté de l’année précédente ne soit voté par le Parlement.

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a appelé hier dans son homélie, prononcée en la cathédrale Saint-Étienne de Batroun (Liban-Nord), les responsables à « arrêter d’appauvrir et de priver le peuple ».« Notre peuple est privé des moyens les plus élémentaires de vivre en toute dignité, notamment en ce qui concerne une nourriture saine, les soins de santé, le travail, le logement et l’éducation », a regretté Mgr Raï. Il a dans ce contexte « demandé au pouvoir politique d’arrêter d’appauvrir et de priver le peuple ». « Comment le gouvernement peut-il tenir ses promesses, alors qu’il fait subir au Trésor de nouvelles dépenses onéreuses, sans présenter de plan pour limiter la dette publique, sans clôturer les comptes de l’État, sans mettre un terme à...
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