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Liban

Ils ont dit... sur la lutte contre la corruption

* Le bloc du Futur : « La course politique sur les tribunes pour participer aux compétitions de lutte contre le gaspillage et la corruption peut être considérée, d’une part, comme une réponse à la grogne populaire, mais, d’autre part, comme un écho de politiques chaotiques dans leur approche des dossiers sensibles, qui n’ont d’autre objectif que de régler de petits comptes avec telle ou telle partie (…). Le bloc est aux premières lignes des réformes financières et administratives (…) mais voit dans certaines plaidoiries qui découvrent bien tard le gaspillage et la corruption des calomnies qui ne peuvent rester impunies contre une politique portée par des hommes qui ont consacré leur vie à servir les intérêts des Libanais dans les circonstances les plus difficiles, malgré les campagnes de diffamation et les dossiers fabriqués qui n’ont pas réussi à travestir la vérité (…). Il aurait mieux valu, pour ceux qui se présentent comme champions de la lutte contre la corruption, se poser des questions sur le coût du gaspillage auquel ils ont participé, et le coût de la paralysie des institutions d’État, sans compter le coût des guerres et des combats à l’intérieur du pays et à l’étranger. »

* Le juge Ali Ibrahim, procureur général financier : « La lutte contre la corruption n’est pas l’apanage d’une seule institution, mais une opération dont plusieurs institutions concernées assument la responsabilité, ainsi que le citoyen et les médias (…). Le plus grand défi du parquet financier dans la difficile lutte contre la corruption, ce sont les lacunes au niveau de certaines lois que le juge est obligé d’appliquer, étant donné qu’il ne peut prendre la place du législateur, puisqu’au Liban, le système légal protège la corruption et les corrompus (…). Le parquet est face à de nombreuses difficultés qui entravent sa mission, à commencer par les lois, comme celles qui assurent l’immunité et empêchent d’engager des poursuites contre un fonctionnaire sans l’approbation du ministre concerné, qui, en général, refuse d’obtempérer, sans répondre ni par un refus ni par une approbation à la demande d’autorisation (…). Le parquet financier travaille à une solution légale qui poserait un délai de deux mois pour répondre à une demande d’autorisation adressée au ministre, sous peine de quoi l’absence de réponse serait considérée comme un refus implicite, qui permettrait une poursuite des enquêtes (…). Il est nécessaire de changer les mentalités des citoyens afin qu’ils ne favorisent plus la corruption de manière indirecte par leurs actes (…). Les propos du député Hassan Fadlallah (bloc du Hezbollah) sur le gaspillage des deniers publics seront considérés comme une notification de la justice (…). J’ai demandé qu’une lettre officielle soit adressée au député Fadlallah afin qu’il nous envoie les données en sa possession. »

* Le Bloc national : « Il est important de révéler les vérités sur la corruption et le gaspillage au sein de l’État, comme cela a eu lieu hier (lundi) au Parlement avec les députés Hassan Fadlallah et Ibrahim Kanaan. Mais cela n’est pas suffisant, il faut mettre un terme à tout le système de corruption et de gaspillage au sein de l’État (…). Il faut agir vite mais sans précipitation, pour freiner la corruption, en attendant les mesures difficiles évoquées dans la déclaration ministérielle qui ne doivent pas affecter les citoyens en ces temps difficiles (…). Il faut redynamiser le système légal de lutte contre la corruption par l’adoption de décrets d’application de lois, à l’instar de celle relative à l’accès à l’information, de celle relative à la protection des lanceurs d’alerte ou encore de celle concernant la lutte contre l’enrichissement illicite. »


* Le bloc du Futur : « La course politique sur les tribunes pour participer aux compétitions de lutte contre le gaspillage et la corruption peut être considérée, d’une part, comme une réponse à la grogne populaire, mais, d’autre part, comme un écho de politiques chaotiques dans leur approche des dossiers sensibles, qui n’ont d’autre objectif que de régler de petits...

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