Le président de la commission parlementaire des Finances et du budget, le député Ibrahim Kanaan, lors d'une conférence de presse le 25 février 2019 au Parlement. Photo fournie par le Parlement
Le président de la commission parlementaire des Finances et du budget, le député Ibrahim Kanaan, a affirmé lundi que près de 5 000 personnes avaient été recrutées dans la fonction publique depuis août 2017, date à laquelle les administrations publiques auraient dû cesser tout recrutement, conformément à la loi sur la nouvelle échelle des salaires votée à cette date.
"Le rapport final de l'Inspection centrale indique que 4 695 personnes ont été recrutées d'août 2017 à aujourd'hui", a déclaré M. Kanaan, ajoutant que les administrations ont la possibilité de mettre un terme à ces contrats.
M. Kanaan a fait ces déclarations lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion de la commission au Parlement, consacrée au dossier des recrutements abusifs dans la fonction publique, qui fait l'objet de passes d'armes entre diverses formations politiques. Plus tôt dans la journée, le député Hassan Fadlallah (Hezbollah), avait affirmé que cinq mille fonctionnaires ont été embauchés avant les législatives de mai dernier.
Le Hezbollah et le Courant patriotique libre, entre autres, ont affiché leur détermination à lutter contre la corruption et le gaspillage de l'argent public. Sur ce plan, M. Kanaan, membre du CPL, a assuré qu'il traitera les fraudes "de la même façon et d'où qu'elles viennent".
Déplorant que le fait que certains ministères ou municipalités n'aient pas fourni aux instances de contrôle le nombre de personnes recrutées depuis août 2017, le président de la commission parlementaire a affirmé que "tout recrutement contrevenant à la loi sera considéré comme étant sans effet". "Tous les recrutements enregistrés après 2017 seront examinés à la loupe", a-t-il assuré, soulignant que ces recrutements "violent la loi sur les fonctionnaires et celle sur l'échelle des salaires".


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