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À La Une - repère

Un mois de crise politique au Venezuela

La chronologie des événements, depuis l'autoproclamation de l'opposant Juan Guaido comme président, le 23 janvier. 

Un manifestant marqué, au visage portant les couleurs du Venezuela, le long de la frontière brasilo-vénézuélienne, à Pacaraima, au Brésil, le 23 février 2019. REUTERS/Ricardo Moraes

Les événements au Venezuela depuis que l'opposant Juan Guaido, chef du Parlement, s'est proclamé président par intérim il y a un mois, réclamant le départ du président Nicolas Maduro, avec le soutien d'une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis.


Guaido s'autoproclame président 
Le 23 janvier, opposants et partisans de Nicolas Maduro manifestent massivement au Venezuela, plongé dans une grave crise politique, économique et humanitaire. Le second mandat du président Maduro, entamé le 10 janvier, n'est pas reconnu par l'opposition et une partie de la communauté internationale.

Juan Guaido, président du Parlement, se proclame "président en exercice" du pays, promettant un "gouvernement de transition" et "des élections libres". Le Parlement est la seule institution contrôlée par l'opposition, mais une Assemblée constituante élue mi-2017, acquise à M. Maduro, s'est arrogée l'essentiel de ses pouvoirs.

Aussitôt, le président américain Donald Trump reconnaît M. Guaido, suivi par le Canada, et plusieurs pays latino-américains. M. Maduro, qui compte des soutiens comme la Russie, la Chine ou Cuba, rompt les relations diplomatiques avec Washington, accusé de fomenter un "coup d'État fasciste".

Le 24, l'armée renouvelle son appui à M. Maduro. Moscou dénonce une "ingérence extérieure destructrice".


(Lire aussi : Brésil : un avion chargé de vivres atterrit près de la frontière vénézuélienne)



Sanctions américaines sur le pétrole 
Le 26, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo appelle tous les pays à cesser leurs transactions financières avec le régime. Le 28, Washington annonce des sanctions contre la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA. Le lendemain, Washington donne à Juan Guaido le contrôle des comptes bancaires vénézuéliens aux Etats-Unis. La justice vénézuélienne lui interdit de quitter le pays, gelant ses comptes.

Selon l'ONU, plus de 40 personnes ont été tuées lors des protestations la semaine précédente.


Manifestations
Le 30, des milliers d'opposants manifestent, exhortant l'armée à lâcher Nicolas Maduro et réclamant un accès à l'aide humanitaire. Le 31, Juan Guaido présente un plan économique pour répondre à l'urgence humanitaire. Le 2 février, des dizaines de milliers de personnes manifestent à Caracas, exigeant le départ de Nicolas Maduro, ou au contraire célébrant le 20e anniversaire de la révolution bolivarienne.

M. Maduro se dit favorable à des législatives anticipées pour renouveler le Parlement, contrôlé par l'opposition.

Le 4, une vingtaine de pays européens reconnaissent Juan Guaido comme président à l'issue d'un ultimatum. Caracas les accuse de "soutenir les plans putschistes" américains.


(Lire aussi : Venezuela: l'aide américaine est "un prétexte pour une action militaire", selon Moscou)


Aide humanitaire annoncée pour le 23 février
A partir du 7, plusieurs tonnes de médicaments, nourriture et produits de première nécessité sont stockées à Cucuta en Colombie près du pont transfrontalier de Tienditas, bloqué par l'armée vénézuélienne. Le 8, Juan Guaido se dit prêt à autoriser si nécessaire une intervention militaire américaine. Maduro assure qu'il empêchera le "show" de l'aide humanitaire, y voyant les prémices d'une intervention militaire. Le 12, Juan Guaido annonce que l'aide entrera au Venezuela le 23. Il évoque des centaines de milliers de volontaires pour acheminer l'aide, depuis la Colombie, le Brésil et l'île néerlandaise de Curaçao.

Nicolas Maduro annonce de son côté l'arrivée de 300 tonnes d'aide russe.


Fermeture de frontières
Le 19, Juan Guaido enjoint les chefs militaires des régions frontalières de choisir, le 23, "entre servir Maduro" ou "la Patrie". Les autorités ferment la frontière maritime et les liaisons aériennes avec les îles néerlandaises d'Aruba, Bonaire et Curaçao. Le 20, elles interdisent aux navires de quitter les ports vénézuéliens. Le 21, Maduro ferme la frontière terrestre avec le Brésil et menace de fermer celle avec la Colombie.


(Lire aussi : Guaido en route vers la frontière colombienne pour faire entrer l'aide américaine)


Épreuve de force
Le 22, Juan Guaido se rend en Colombie, bravant un ordre judiciaire lui interdisant de quitter le territoire et affirmant que l'armée, pilier du régime chaviste, a "participé" à l'opération. Dans la soirée, Caracas décrète la fermeture de la frontière dans l'Etat de Tachira (ouest), voisin de la ville colombienne de Cucuta d'où le jeune opposant entend diriger les livraisons d'aide.

M. Guaido apparaît au "Venezuela Aid Live", peu avant la fin d'un concert de plus de sept heures, organisé à Cucuta par le milliardaire britannique Richard Branson, afin de récolter 100 millions de dollars.

De l'autre côté du pont international de Tienditas, qui relie Cucuta à Ureña, le régime lance un contre-concert de trois jours intitulé "Hands off Venezuela" (Pas touche au Venezuela).


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