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La Dernière

Claire Damaa, entre divorce et reconquête de soi

Mode
18/02/2019

Longtemps présentatrice de mode à la télévision, Claire Damaa décide, en 2009, de sortir du petit écran pour s’investir dans un segment encore peu exploité de l’industrie vestimentaire : la lingerie de luxe. Et déjà elle combine avec succès petits dessous et haute joaillerie, ornant soutiens-gorges et porte-jarretelles de rivières de diamants ou de cristaux Swarovski détachables qui transforment le désuet trousseau de mariée en capital à travers une vision particulière du women empowerment. Malgré la bague posée de frais à son annulaire, la créatrice voyait-elle déjà venir les déboires conjugaux ? Sa première collection se décline en quatre lignes : Mariage, Couture, Miss D et… Divorce. Les deux premières, classiques, déploient une palette éthérée de soies pastel et de dentelles précieuses, entre kimonos sensuels, robes d’intérieur, peignoirs et baby dolls. Miss D est une ligne junior destinée aux incursions mère-fille dans les vestiaires l’une de l’autre. Quant à la ligne Divorce, tout en contrastes de couleurs sombres ou vives, elle soutient la reconstruction de soi et de l’estime de soi après une rupture et invite à regagner en flamboyance ce qu’on a perdu en illusions. Au passage, et toujours dans le thème de la reconstruction, Claire Damaa crée une capsule destinée à lever des fonds pour aider les femmes malades du cancer du sein.

Aujourd’hui, bien que la créatrice recommence à produire des programmes de mode pour la télévision, sa marque est désormais installée et partie pour durer. Ses collections, régulièrement présentées à Paris, connaissent un grand succès auprès de la clientèle américaine, russe et arabe des fashion weeks. L’automne-hiver 2019-20, entre prêt-à-porter et lingerie, toujours sur le thème mariage-divorce, avec la touche légère et décontractée de la ligne Miss D, a été présenté récemment lors de la semaine parisienne de la haute couture et du Salon de la lingerie. Mise en scène avec la contribution d’une gracieuse ballerine, la ligne de lingerie et de vêtements d’intérieur joue le contraste de la soie pastel éthérée et de la dentelle Chantilly dorée. Les bretelles et autres attaches, détachables et convertibles en bijoux, sont en perles d’eau douce. La ligne Divorce joue avec humour la carte de la revanche plutôt que celle de l’amertume, à travers d’amusantes récupérations des fétiches masculins : jupes en patchwork de cravates et vestes bien épaulées en accumulation de montres véritables. Quelqu’un a été dépouillé de ses attributs, sabre au Claire, par une compagne qui n’a pas mérité son abandon.

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