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Économie

La croissance libanaise entre 2 et 2,5 % en 2019, selon un second rapport bancaire

Rapport
OLJ
09/02/2019

Le PIB libanais devrait afficher entre 2 et 2,5 % de croissance en 2019, a estimé Fransabank dans son dernier rapport trimestriel sur l’économie du pays publié hier.

La banque considère en effet que la formation du nouveau gouvernement, jeudi dernier à l’issue d’environ neuf mois de blocage, devrait avoir un impact positif sur l’activité économique, « surtout » si le gouvernement met en œuvre les réformes, budgétaires et structurelles, que le pays s’est engagé à lancer lors de la conférence de Paris, dite CEDRE, en avril dernier. Un pronostic similaire à celui formulé au courant de la semaine par le département de recherche de Bank Audi, qui a également tablé sur une croissance à 2,5 %.

Les auteurs du rapport de Fransabank ont en outre appelé les autorités à renforcer la lutter contre la corruption, qui est la « principale source de déséquilibres financiers au Liban ».


(Lire aussi : Réformes structurelles, dette... Le nouveau gouvernement attendu au tournant)

En décembre, l’ancienne ministre d’État pour le Développement administratif, Inaya Ezzeddine, a estimé que la corruption coûte 5 milliards de dollars par an à l’État, sans citer l’origine de ses chiffres. Fin janvier, l’ONG Transparency International a maintenu le Liban à la 138e place sur 180 pays du monde de son classement annuel de l’indice de perception de la corruption, avec un score de 28 sur 100, inchangé depuis six ans.

Fransabank a enfin indiqué que la croissance libanaise avait atteint 1 % en 2018, une estimation alignée sur la majeure partie des organisations qui observent le pays. Un bilan mitigé, malgré quelques motifs de satisfaction relevés, comme la hausse du nombre de passagers à l’Aéroport international de Beyrouth en 2018 (+7,4 %, à 8,8 millions de passagers), du total des actifs des banques (+13,8 %, à 250 milliards de dollars) ou encore des exportations (+4,4 %, à 2,7 milliards de dollars à fin novembre).

L’accroissement du déficit de la balance des paiements (4,1 milliards de dollars à fin novembre 2018, contre 1 milliards de dollars un an plus tôt) et du déficit public (+124 % à fin septembre, à 4,5 milliards de dollars), figure parmi les contre-performances relevées par le rapport.

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