Trois millions d’années confirment l’existence du Liban. Et un million d’années de lutte et de travail constituent une caractéristique unique pour un pays unique en son genre dans l’univers.
Répartie sur sept périodes, la civilisation libanaise commence par l’Antiquité, huit cent mille ans avant J.-C. pour finir avec l’époque gréco-romaine 332 avant J.-C. et, enfin, l’époque phénicio-maronite (400 AD) qui survit jusqu’à nos jours. Une période d’or a marqué donc la Phénicie. Après que les apôtres du Seigneur évangélisèrent les villes de la cote phénicienne libanaise, apparaîtra un courant nouveau : les maronites, disciples de saint Maron, qui auront pour objectif de christianiser les païens de la montagne. Ces païens formaient les populations habitant la vallée de Qadicha, venus la plupart de la Syrie après le schisme des monophysites qui leur donnèrent l’occasion de se séparer et de se réunir autour d’un moine, Maron. Ils s’établirent sur les bords de l’Oronte dans de riches monastères et luttèrent contre les hérésies. Citons les jacobites. Ainsi naquit le nouveau Liban maronite d’un saint Maron libanais d’origine charnelle syrienne. Et avec cette nouvelle entité, le Liban connaîtra des hauts et des bas. On critiquera ce petit pays, l’accusant d’être tribal, mais si on remonte à la défaite des maronites en 1860, on remarque que ce fut à cause du patriarche Massaad qui était incapable d’unifier les maronites, divisés à l’époque, sans oublier l’hostilité des musulmans. Un siècle après, avec Taëf, l’histoire se répétera en 1989. Les chrétiens ne détiennent plus les deux tiers du Parlement et le Liban depuis est perdu. Actuellement, on a une république à trois têtes, et on ignore qui détient vraiment les rênes du pouvoir. Heureusement que la foi des Libanais reste inébranlable. Saint Maron, le spirituel, habite dans chaque âme et lui seul pourra sauver le pays comme il l’a fait maintes fois dans notre histoire. Amen.
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