Photo d'archives AFP / JACK GUEZ
L'armée israélienne, qui a lancé début décembre une opération de destruction de tunnels transfrontaliers creusés par le Hezbollah, poursuivait dimanche ses travaux de fortification à la frontière avec le Liban, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Les militaires israéliens poursuivaient ainsi la construction de murs de sable derrière la barrière technique, en face des jardins de Ouazzani et de la localité de Ghajar, au Liban-Sud.
Hier, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a reconnu pour la première fois la présence de tunnels à la frontière entre le Liban et Israël, refusant toutefois de dire s'ils avaient été creusés par le parti chiite, et ironisant sur le délai qu'a mis l'armée israélienne pour découvrir ces coursives souterraines.
Début décembre, Israël avait lancé à sa frontière-nord l'opération "Bouclier du Nord", visant à trouver et détruire des tunnels qui devaient servir au Hezbollah pour enlever ou assassiner des soldats ou des civils israéliens, et s'emparer d'une frange du territoire israélien en cas d'hostilités. Après plusieurs semaines d'excavations le long de la frontière, l'armée israélienne avait indiqué avoir repéré et détruit à l'explosif six tunnels, tous de plusieurs dizaines de kilomètres de long. Parallèlement à cette opération, l’État hébreu poursuit ses travaux de construction d'un mur composé de hauts blocs de béton, dont l'objectif à terme pour l’État hébreu est de couvrir les 130 kilomètres de frontière séparant les deux pays, et d'empêcher toute incursion terrestre du Hezbollah sur son territoire. Mais selon les autorités libanaises, les blocs de béton placés par l'armée israélienne passent sur certains points se trouvant du côté libanais de la frontière, ce qui a amené Beyrouth à déposer une plainte contre Tel-Aviv devant le Conseil de sécurité de l'ONU.


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